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20/11/2015 04:35 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Restrictions aux frontières dans les Balkans: "intenable" pour les migrants (ONU)

De nouvelles restrictions aux frontières ces derniers jours entre la Grèce et les Balkans provoquent une situation de plus en plus "intenable" pour les migrants, ont dénoncé vendredi à Genève le HCR, l'OIM et l'UNICEF.

Dans une déclaration commune, le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), le Fonds de l'ONU pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) critiquent une sélection par nationalités et appellent à ne pas fragmenter les routes des migrants par la multiplication des postes-frontières.

"C'est en train de devenir de plus en plus intenable (...) sans tenir compte de la chute des températures et du risque pour les enfants et pour ceux qui ont des besoins spécifiques", soulignent-elles.

Les trois institutions se disent préoccupées par le manque de places d'hébergement le long de la route des migrants et s'inquiètent pour ceux qui se retrouvent bloqués à divers postes frontières avec des conditions de plus en plus chaotiques.

Elles fournissent une aide aux gouvernements concernés et distribuent des couvertures, des vêtements aux réfugiés et migrants qui ont traversé la Méditerranée pour se rendre en Europe du Nord, en majorité via la Grèce.

De lundi à jeudi, quelque 13.400 personnes sont arrivées en Grèce par la mer. En moyenne, elles sont plus de 4.000 par jour pour le mois de novembre, contre 6.000 en octobre. Au total, quelque 3.500 migrants sont décédés depuis janvier dans leur périple à travers la Méditerranée pour rejoindre l'Europe.

L'OIM a par ailleurs pu constater un manque de coordination entre Etats sur la question de la nationalité des migrants.

Ces mesures poussent les migrants à chercher d'autres routes d'accès qui inquiètent l'OIM. Des violations des droits de l'homme ont été constatées en Bulgarie et le passage par l'Albanie coûte "beaucoup plus cher", a souligné le porte-parole de l'OIM Joel Millman.

Parmi les migrants, les enfants, en particulier ceux qui ne sont pas accompagnés, les "plus vulnérables", doivent disposer de zones adaptées dans les centres de réception, souligne l'UNICEF.

nl/pjt/alc