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20/11/2015 08:35 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Registre d'Américains musulmans: Trump persiste et signe

WASHINGTON — Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump a de nouveau semé la controverse en affirmant qu'il appuierait «absolument» la création et l'adoption d'un registre obligatoire des musulmans aux États-Unis.

M. Trump a affirmé que les musulmans seraient inscrits dans «différents endroits». C'est une question «de gestion», selon lui.

L'inscription à ce système qui permettrait de suivre à la trace les résidents et citoyens de confession musulmane devrait être obligatoire, toujours de l'avis de Donald Trump.

Les attentats meurtriers de Paris de vendredi dernier, qui ont suscité des craintes d'attaques contre les États-Unis, ont aussi entraîné une fermeture des politiciens envers l'accueil de réfugiés syriens qui fuient leur pays déchiré par une guerre longue, complexe et sanglante.

Certains candidats à l'investiture républicaine s'étaient déjà fait reprocher par le président, Barack Obama, d'avoir évoqué l'idée de privilégier les réfugiés chrétiens, mais Donald Trump a poussé la rhétorique encore plus loin en réclamant des restrictions sur les libertés et une surveillance accrue de certaines activités, notamment dans les mosquées.

L'idée a d'abord été soulevée dans une entrevue publiée jeudi par Yahoo News, dans laquelle M. Trump n'a pas rejeté l'idée d'obliger les musulmans à s'inscrire à une base de données ou à indiquer leur religion sur leurs cartes d'identité.

Le conseil des relations américano-islamiques a dénoncé ces propos «islamophobes et inconstitutionnels».

Plusieurs de ses rivaux ont également dénoncé l'idée de celui qui mène la course à l'investiture.

L'ancien gouverneur de la Floride, Jeb Bush, a qualifié la proposition d'«abominable», tandis que le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, a affirmé que Donald Trump tentait de diviser la population. Le sénateur du Texas Ted Cruz, qui, jusqu'alors avait évité de critiquer publiquement son adversaire, a déclaré que, bien qu'il admire l'homme d'affaires milliardaire, il n'admire pas «les registres gouvernementaux de citoyens américains».

«Le Premier amendement (de la Constitution des États-Unis) protège la liberté de religion, et j'ai passé plusieurs décennies à défendre les libertés religieuses de tous les Américains», a-t-il dit.