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20/11/2015 06:40 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Réfugiés: la Maison Blanche tente de contourner le problème

WASHINGTON — Se relevant d'une dure défaite à la Chambre des représentants, la Maison Blanche a changé de discours sur l'accueil de réfugiés syriens, demandant plutôt des changements aux règles qui interdiraient à certaines personnes de passer outre le traditionnel système de visa pour entrer en terre américaine.

Au lendemain de l'approbation massive d'obstacles majeurs à l'arrivée des réfugiés, les responsables du gouvernement ont affirmé que l'intention du président, Barack Obama, d'imposer son veto sur le projet de loi n'avait pas changé, bien qu'il ait été adopté avec une majorité le plaçant à l'abri du veto. Quarante-sept membres du parti du président ont même voté en faveur de ces mesures pour décourager les réfugiés.

Mais bien que cet appui puisse améliorer les chances du projet de loi au Sénat, la Maison Blanche continue d'affirmer qu'il risque peu d'atterrir sur le bureau du président.

Les nouvelles règles exigeraient des vérifications de sécurité du Bureau fédéral d'enquête (FBI) sur les réfugiés syriens et irakiens et leur arrivée nécessiterait l'approbation de trois agents officiels.

Des démocrates et des responsables de l'administration soutiennent que le processus de contrôle, qui implique plusieurs agences fédérales et prend de 18 à 24 mois, est déjà suffisamment sévère.

L'administration Obama prévoit accueillir environ 10 000 réfugiés syriens en plus des 2000 qui sont déjà arrivés au cours des dernières années.

Le Congrès a été suspendu jusqu'au moins prochain.

Malgré l'approbation des représentants, le gouvernement a plutôt l'intention de travailler avec le Congrès sur des manières d'actualiser le programme d'exemption de visa, un domaine qui pourrait permettre des discussions bipartisanes «fructueuses», selon le secrétaire de presse de la Maison Blanche.

«C'est un domaine où des vérifications additionnelles et des réformes pourraient être utiles pour améliorer la sécurité nationale des États-Unis», a confié le secrétaire de presse, Josh Earnest. 

En vertu de ce programme, les citoyens de 38 pays peuvent entrer aux États-Unis sans visa pour de courts séjours.

Des discussions seraient déjà commencées entre la sénatrice démocrate Dianne Feinstein et le sénateur républicain Jeff Flake, qui ont proposé d'empêcher l'entrée sans visa aux étrangers qui ont visité l'Irak ou la Syrie dans les cinq dernières années.

Un employé d'un important sénateur républicain a d'ailleurs confié qu'il y avait peu de chances que le Sénat approuve le projet de loi sur les réfugiés, et que les sénateurs s'inquiétaient bien davantage des faiblesses actuelles du programme de visa. Des sénateurs démocrates ont également partagé leur intérêt à renforcer ce programme.