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20/11/2015 09:12 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Mali: principaux troubles depuis janvier 2012

Les principaux troubles survenus depuis janvier 2012 au Mali, où la prise d'otages menée vendredi par des jihadistes à l'hôtel Radisson Blu de Bamako s'est terminée après plus d'une vingtaine de morts.

La prise d'otages est survenue une semaine exactement après les attentats meurtriers revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui ont fait 130 morts à Paris et plus de 350 blessés.

2012: Les jihadistes occupent le nord du Mali -

- 17 janvier: La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles lancent une offensive dans le Nord.

Le 22 mars, le régime d'Amadou Toumani Touré, accusé d'"incompétence" dans la lutte contre la rébellion touareg et les groupes islamistes, est renversé.

Du 30 mars au 1er avril, la rébellion touareg et les groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) prennent le contrôle des capitales des trois régions du Nord: Kidal, Gao puis Tombouctou.

Mais le MNLA se fait damer le pion par Aqmi et ses alliés locaux du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et d'Ansar Dine, qui vont commettre de nombreuses exactions au nom de la charia.

2013: Opération Serval -

- 11 janvier: La France lance l'opération Serval pour stopper la progression des islamistes armés qui menaçaient de poursuivre leur offensive vers le Sud. La veille, les islamistes s'étaient emparés de la localité de Konna, à 70 km de Mopti.

Dès le 14 janvier, les jihadistes évacuent les grandes villes du Nord après des bombardements des forces françaises et la France engage des troupes au sol.

Les 26 et 28 janvier, les soldats français et maliens conquièrent le bastion islamiste de Gao (nord-est), avant d'entrer sans combat dans Tombouctou (nord-ouest).

Deux jours plus tard, les forces françaises contrôlent l'aéroport de Kidal (nord-est). La ville est "sécurisée" par quelque 1.800 Tchadiens qui arrivent quelques jours plus tard.

2014: Kidal aux mains de rebelles touareg -

- 21 mai: La ville de Kidal tombe sous le contrôle de groupes rebelles touareg et arabes après une lourde défaite de l'armée. Un cessez-le-feu est signé par Bamako et trois groupes armés, dont le MNLA.

- 13 juillet: La force Serval est remplacée par Barkhane, une opération plus large de lutte contre le jihadisme avec 3.500 soldats français mobilisés dans cinq pays du Sahel, effective à partir du 1er août.

2015: Attentat et prise d'otages à Bamako -

- 7 mars: Un attentat contre un bar-restaurant au coeur de Bamako, le premier visant des Occidentaux dans la capitale, fait cinq morts, trois Maliens, un Français et un Belge. L'attaque est revendiquée par Al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

- 2 juil: Six Casques bleus burkinabè de la Mission de l'ONU (Minusma) sont tués dans une attaque sur l'axe Goundam-Tombouctou (nord), revendiquée par Aqmi. La Minusma est mandatée pour veiller à l'application de l'accord de paix signé le 15 mai par le camp gouvernemental, puis le 20 juin par la rébellion à dominante touareg.

- 3 août: Une dizaine de soldats sont tués dans une attaque contre leur camp dans la région de Tombouctou, revendiquée par Aqmi. Le 1er août, deux militaires avaient été tués dans une embuscade vers Nampala, dans la région de Ségou (centre), déjà visée par une attaque jihadiste en janvier (onze soldats tués).

- 7 août: Des hommes armés retiennent plusieurs personnes à l'hôtel Byblos de Sévaré, près de Mopti (centre), d'où ils sont délogés près de 24 heures plus tard par les forces maliennes. Au total, 13 morts.

- 20 nov: Prise d'otages menée par des hommes armés, des islamistes présumés, à l'hôtel Radisson Blu de Bamako. Elle se termine après neuf heures d'enfer et plus d'une vingtaine de morts, à la suite de l'intervention conjointe des forces maliennes et étrangères, notamment françaises.

acm/vdr/jlb