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20/11/2015 06:49 EST | Actualisé 20/11/2015 06:50 EST

Les sorties de plusieurs films sur le terrorisme sont repoussées en France (VIDÉOS)

Pretty Pictures

Plusieurs fictions cinématographiques ancrées en plein cœur de l’actualité doivent revoir leur date de sortie depuis les attentats meurtriers du vendredi 13 novembre qui ont ensanglanté la capitale française.

C’est le cas de Made in France de Nicolas Boukhrief qui n’a pas été présenté dans les salles mercredi comme prévu. Tristement prémonitoire, le thriller tourné en 2014 détaille les préparatifs d’un groupe de jeunes jihadistes de la banlieue parisienne sur le point de commettre des attaques à Paris.

Préférant repousser la sortie jusqu’en 2016, le distributeur Pretty Pictures et le producteur Radar Films ont également retiré des stations du métro parisien toutes les affiches de la production sur lesquelles on pouvait voir en gros plan une tour Eiffel en forme de Kalachnikov.

Également remis à une date ultérieure, Parfums de printemps de Férid Boughedir qui revient sur la révolution tunisienne et le printemps arabe. Pour ce qui est de Louder than Bombs, nouvel opus du Norvégien Joachim Trier avec à l’affiche Isabelle Huppert, il a tout simplement changé de nom pour devenir Back Home afin d’éviter tout amalgame avec le mot «bombes».

Par contre, deux autres longs métrages sur la radicalisation islamiste maintiennent toujours leur sortie respective. Après réflexion, le distributeur de Taj Mahal de Nicolas Saada a décidé de présenter le film le 2 décembre, malgré son sujet délicat. L’œuvre raconte le récit véridique d'une jeune Française coincée en 2008 dans les attaques islamistes de Bombay.

«On s’est dit que ne pas sortir le film, c’était reculer et finalement capituler. Ça devient une question presque politique», a affirmé à l’AFP Mathieu Robinet, directeur général de Bac Films.

Même décision de la part du distributeur de Les Cowboys qui n’a pas annulé la sortie du premier long métrage de Thomas Bidegain prévue le 25 novembre prochain. Dans ce drame familial, présenté à la dernière Quinzaine des réalisateurs, le cinéaste suit les tentatives désespérées d’un père afin de retrouver sa fille partie se marier avec un jihadiste.

«On ne peut pas laisser Daesh décider du calendrier des sorties cinéma en France», a affirmé Thomas Bidegain à l’émission culturelle Boomerang de France Inter.