NOUVELLES
20/11/2015 03:37 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Les concessionnaires auto contestent le projet de loi spéciale de Sam Hamad

La Corporation québécoise des concessionnaires automobiles demande au ministre du Travail, Sam Hamad, de retirer son projet de loi 71.

Ce projet de loi, qui vise à mettre fin au conflit qui perdure depuis plus de deux ans, est inconstitutionnel, selon le président-directeur général de la Corporation québécoise, Jacques Béchard.

Les avocats de la Corporation pensent que c'est une première en matière de droit du travail de voir l'État s'ingérer ainsi dans un conflit privé. La Corporation des concessionnaires pense qu'une telle loi bafouerait les droits des employeurs, qui répètent vouloir continuer à négocier. L'organisme a pris position à ce sujet, jeudi, lors d'une réunion de son conseil d'administration.

La Corporation québécoise demande aussi l'appui du Conseil de patronat dans sa bataille.

Corporation régionale

Pour sa part, le directeur général de la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sylvain Gauthier, affirme que sa priorité est toujours la médiation. « On va laisser les instances provinciales faire le travail pour lequel ils ont pris position hier, explique-t-il, et nous, au niveau régional, notre priorité est toujours le renouvellement de la convention. Donc nous, nos énergies seront mises sur la médiation. »

Il entend participer, mardi, à l'étude de ce projet de loi spéciale en commission parlementaire.

Réaction syndicale

Pour le représentant syndical des 450 employés de garage en lock-out, Georges Bouchard, l'initiative de la Corporation québécoise démontre encore une fois que les concessionnaires veulent mettre à genoux leurs travailleurs.

Au bureau du ministre du Travail, Sam Hamad, on refuse de commenter la nouvelle, tout en rappelant que le projet de loi 71 prévoit laisser le temps à l'atteinte d'une entente négociée entre les deux parties.