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20/11/2015 07:03 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

La France engagée militairement au Mali depuis 2013

La France est engagée militairement au Mali depuis janvier 2012 dans le cadre de l'opération Serval lancée pour traquer des groupes islamistes armés, à laquelle a succédé Barkhane qui se concentre sur la lutte transfrontalière contre les jihadistes.

- Opération Serval -

Le 11 janvier 2013, la France lance l'opération Serval pour arrêter la progression des jihadistes qui contrôlent le nord du Mali, et soutenir les troupes maliennes face à la menace d'une offensive vers Bamako.

Dès le 14 janvier, les islamistes évacuent les grandes villes après des bombardements français et Paris engage des troupes au sol.

Les 26 et 28 janvier, les soldats français et maliens conquièrent le bastion islamiste de Gao (nord-est), avant d'entrer sans combat dans Tombouctou (nord-ouest). Deux jours plus tard, les forces françaises s'emparent de l'aéroport de Kidal (extrême nord-est), les soldats tchadiens "sécurisant" la ville quelques jours après.

En février, une opération est lancée dans l'Adrar des Ifoghas (extrême nord-est) et de violents combats opposent soldats français et tchadiens aux jihadistes. Fin février, un chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, est tué par l'armée française.

En octobre, des soldats français, maliens et de la force de l'ONU (Minusma) lancent une opération dans le nord, où les groupes jihadistes ont repris leurs attaques en septembre, après plusieurs mois d'accalmie.

Fin mars 2014, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce qu'une quarantaine de jihadistes, dont "plusieurs chefs", ont été tués par les forces françaises en quelques semaines au Mali.

- Barkhane remplace Serval -

Le 13 juillet 2014, la force Serval est remplacée par Barkhane, une opération plus large de lutte contre le jihadisme, effective à partir du 1er août.

L'opération Barkhane mobilise 3.500 hommes pour lutter "contre le terrorisme" et s'étend sur une zone couvrant cinq pays : Mauritanie, Mali (environ 1.300 hommes), Niger, Tchad et Burkina Faso. Elle est dirigée depuis un poste de commandement unique stationné à N'Djamena.

Depuis janvier 2013, neuf soldats français sont morts au combat au Mali dans des opérations, le dernier en juillet 2014 dans un attentat-suicide. Fin août 2015, un soldat est décédé à la suite d'un "tir accidentel" effectué par l'un de ses camarades dans l'enceinte d'un camp de la force Barkhane, à Gao.

- Forces spéciales à l'hôtel Radisson -

Le 14 novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris (130 morts), revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), le président malien Ibrahim Boubacar Keita condamne "avec la dernière vigueur le terrorisme aveugle et odieux qui a frappé la France et exprime "sa solidarité et sa sympathie au président François Hollande et au peuple français qui sauront vaincre le terrorisme".

Dans un enregistrement remontant à octobre et authentifié le 16 novembre, le chef du groupe jihadiste Ansar Dine, allié d'Aqmi, Iyad Ag Ghaly, dénonce l'accord de paix au Mali signé en mai-juin et appelle à poursuivre la lutte contre la France.

Le 20 novembre, le ministère français de la Défense annonce que des forces spéciales françaises sont déployées à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages massive, dont de nombreux étrangers. Ces soldats d'élite "sont en place depuis 14H00 heure française (13H00 GMT)", indique le ministère. Des forces spéciales américaines sont également mobilisées.

Dans l'après-midi, un ministre malien annonce que les assaillants n'ont plus d'otages et que deux des assaillants ont été tués.

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