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20/11/2015 13:55 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Attentats : Renzi menace de poursuites les auteurs de fausses alertes

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a averti vendredi que les responsables de fausses alertes terroristes seraient poursuivis, alors que l'Italie fait face à une avalanche de signalements et de rumeurs sur internet.

Le trafic du métro à Rome et Milan a été interrompu à plusieurs reprises ces derniers jours en raison de colis suspects et la principale autoroute nord-sud été temporairement fermée vendredi après une fausse alerte.

Une semaine après les attentats de Paris, la tension est également alimentée par des rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux, suggérant que le gouvernement en sait plus qu'il ne le dit.

M. Renzi a réagi vendredi en annonçant qu'il avait "demandé aux enquêteurs d'établir qui était derrière" l'un de ces messages susceptibles d'être "punis par la loi".

"Nous ferons tous les contrôles nécessaires, mais nous devons réaliser que ceux qui veulent nous enfermer chez nous n'auront jamais le meilleur de nous-mêmes", a-t-il insisté. "Nous ne nous laisserons pas déborder par la peur et l'hystérie".

Les rumeurs semblent s'être répandues après la large diffusion sur WhatsApp de l'enregistrement d'un message d'une mère avertissant sa fille que la situation était bien pire que ne l'admettaient les autorités et que les dirigeants italiens ne disaient pas la vérité.

M. Renzi a souligné que cette affirmation était ridicule et assuré que le gouvernement faisait preuve de la plus grande transparence possible concernant les informations dont il disposait.

Il s'est avéré que le message émanait d'une mère trop protectrice. Après s'être rendue à la police, la mère a avoué qu'elle avait inventé cette histoire alarmante pour persuader sa fille de ne pas sortir.

Une fausse alerte a également été déclenchée dans un des principaux hôpitaux romains après qu'un médecin eut raconté avoir vu un homme entrant en portant ce qu'il a cru être une arme automatique.

L'Italie a renforcé ses contrôles et augmenté d'un cran son niveau d'alerte, passé désormais au niveau 2, le dernier avant celui enclenché dans le cas d'une attaque en cours.

Les autorités s'apprêtent à les renforcer encore à l'approche du Jubilé qui doit attirer des millions de pèlerins à Rome à partir du 8 décembre. Environ 3.000 policiers seront déployés dans les rues de la ville éternelle, dont le survol sera interdit.

Certains se veulent aussi rassurants à leur façon, a raconté vendredi La Stampa : "Relax, on est pas l'EI, c'est juste un hold-up", ont crié des braqueurs masqués en faisant irruption dans une banque.

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