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20/11/2015 12:44 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Accueil de réfugiés syriens au Canada: les détails connus mardi

Le gouvernement canadien va dévoiler mardi les détails de son plan pour l'accueil de 25.000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année mais un document filtré vendredi dans les médias laisse entrevoir une opération d'envergure.

"Les coûts et d'autres détails seront dévoilés mardi", a déclaré le ministre de l'Immigration John McCallum lors d'une conférence de presse à Ottawa.

Auparavant, des médias canadiens, citant un document confidentiel, avaient affirmé que le gouvernement prévoyait de transporter 900 réfugiés syriens par jour de la Jordanie vers Montréal et Toronto, à partir du 1er décembre.

Depuis ces villes, les réfugiés seraient ensuite redirigés vers deux bases militaires en Ontario et au Québec, où ils seraient hébergés temporairement, selon ce document qui évaluait le coût de l'opération à 1,2 milliard de dollars canadiens sur six ans.

Les informations qui ont filtré dans la presse sont "dépassées et ne sont pas fiables", a déclaré la ministre de la Santé Jane Philpott, en refusant d'apporter des précisions.

L'accueil des réfugiés constitue aussi une réponse pour le Canada au groupe extrémiste Etat islamique (EI), a déclaré pour sa part le ministre de la Défense Harjit Sajjan en inaugurant un forum international sur la sécurité à Halifax, en Nouvelle-Ecosse (sud-est).

"Le message que cela envoie à l'EI est... que nous ne lui laisserons pas tirer avantage" de la crise des réfugiés, a-t-il dit. "En apportant notre contribution, nous frappons l'EI d'une autre manière", a-t-il ajouté.

M. Sajjan a également cherché à apaiser les craintes que suscite cet élan humanitaire après les attentats de Paris en insistant sur le fait que le Canada s'apprêtait à accueillir des gens vulnérables et des familles qui ne représentent aucune menace pour la sécurité nationale.

"Ils ne fuient pas la pauvreté, ils fuient la guerre", a-t-il dit.

L'opinion publique est divisée sur cet accueil massif et rapide de réfugiés, 54% des Canadiens s'y opposant, selon un sondage Angus Reid publié mercredi.

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