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20/11/2015 03:51 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

Abdelhamid Abaaoud, "un suiveur plutôt qu'un leader", selon son ancien avocat

Abdelhamid Abaaoud, le jihadiste belgo-marocain tué mercredi lors d'un assaut de la police française et un des cerveaux présumés des attentats de Paris, était "un suiveur plutôt qu'un leader", selon son ancien avocat belge, interrogé vendredi par la RTBF.

"C'était plutôt quelqu'un de réservé, en quête de reconnaissance de la part de son entourage ou ses amis", a expliqué Me Alexandre Chateau, qui a défendu Abdelhamid Abaaoud à partir de 2006 dans des affaires de vols et violences.

Il explique n'avoir "absolument pas" constaté de radicalisation chez son client, dont il n'a plus eu de nouvelles depuis 2013 et une comparution à laquelle ce dernier ne s'était pas rendu.

"Il semblait se rapprocher de la religion par des signes extérieurs, se laissant pousser la barbe, m'indiquant étudier un peu la religion", mais il n'y avait "pas de discours haineux ni de revendications particulières", témoigne l'ancien avocat.

"J'avais l'impression d'avoir affaire à quelqu'un qui, par ce biais-là, se sortait de sa logique de délinquance", observe-t-il.

Abaaoud, devenu l'un des visages de la propagande francophone du groupe Etat islamique (EI), se faisait aussi appeler "Abou Omar al-Baljiki" ("le Belge", en arabe).

Il a été "formellement identifié" jeudi, comme l'un des corps "découvert dans l'immeuble" de Saint-Denis, en banlieue parisienne, a annoncé mercredi la justice française.

Selon le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, outre les attaques de Paris qui ont fait au moins 129 morts, Abdelhamid Abaaoud a été "impliqué dans quatre" des six attentats "évités ou déjoués par les services français depuis le printemps 2015".

alh/agr/at