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18/11/2015 06:17 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

"Pas de complaisance à l'égard de gouvernements suspectés de financer le terrorisme", assure Fabius

Les accusations de financement du terrorisme souvent portées contre des pays du Golfe ne sont pas avérées, a assuré mercredi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, ajoutant que Paris ne saurait avoir la moindre complaisance à l'égard de gouvernements qui "aideraient financièrement les terroristes".

"S'agissant de l'accusation de financement des terroristes portée contre certains pays du Golfe: nos services ont procédé aux vérifications nécessaires et les éléments dont nous disposons (...) ne nous permettent pas de porter des accusations contre les gouvernements de ces pays", a déclaré M. Fabius devant l'Assemblée nationale.

"Nous avons toujours dit en revanche que si à l'avenir des éléments montraient l'inverse, il est évident que nous changerions nos relations du tout au tout et je veux le réaffirmer solennellement, il ne saurait y avoir et il n'y aura pas la moindre complaisance à l'égard de gouvernements qui aideraient financièrement les terroristes", a-t-il dit.

"La lutte contre le financement du terrorisme est une nécessité absolue et une clé si nous voulons éradiquer Daech" (acronyme arabe de l'Etat islamique), a insisté M. Fabius.

Plusieurs pays du Golfe, en particulier l'Arabie Saoudite, sont souvent accusés de soutenir financièrement les groupes jihadistes, inspirés par la même idéologie wahhabite que celle du royaume.

Mais le financement, s'il existe, provient de riches hommes d'affaires privés ou d'associations, estiment des sources diplomatiques occidentales, démentant l'idée d'un terrorisme sponsorisé par les gouvernements du Golfe.

cf/prh/alc