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17/11/2015 23:14 EST | Actualisé 17/11/2016 00:12 EST

Obama optimiste sur les chances de succès de la conférence sur le climat à Paris

Le président américain Barack Obama s'est dit optimiste mercredi sur les chances de succès de la conférence sur le climat à Paris en décembre, à l'occasion d'un sommet de l'Asie-Pacifique où il a aussi plaidé pour un apaisement des tensions en mer de Chine.

"Je suis optimiste sur le fait que nous pouvons aboutir à un résultat dont nous serons tous fiers" pour le bien du climat, a déclaré M. Obama avant l'ouverture à Manille du Forum annuel de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec), réunissant 21 pays qui pèsent ensemble 57% du commerce mondial et rassemblent 40% de la population du globe.

"Si nous pouvons parvenir à un accord, cela pourra créer de nouveaux emplois et de nouvelles opportunités. Nous devons abandonner l'idée selon laquelle faire quelque chose pour le climat c'est ralentir la croissance", a ajouté le président américain.

La conférence sur le climat sous l'égide des Nations unies, qui aura lieu près de Paris du 30 novembre au 11 décembre, a pour objectif de faire adopter à 195 pays un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète, dont les conséquences pourraient être désastreuses.

La réunion de l'Apec, qui s'achèvera jeudi, est placée sous haute sécurité avec la mobilisation de plus de 20.000 policiers et soldats, moins d'une semaine après les attentats qui ont fait 129 morts à Paris.

- Risque de 'fragmentation' -

Barack Obama a ignoré les appels du président chinois, Xi Jinping, qui avait demandé aux 21 nations participantes de se concentrer sur les sujets purement économiques.

Dans des déclarations visant clairement la Chine, le président américain a ainsi réclamé peu avant le début du sommet des "démarches audacieuses pour apaiser les tensions" entre Pékin et ses plus petits voisins d'Asie du Sud-Est qui se disputent des territoires en mer de Chine méridionale.

M. Obama a précisé que ces démarches devaient inclure "la promesse" de ne pas procéder à de nouveaux travaux pour gagner sur la mer et de renoncer "à la militarisation des zones disputées de mer de Chine méridionale".

Dès son arrivée mardi aux Philippines, le président américain avait promis une aide de 259 millions de dollars (242 millions d'euros) aux pays alliés en Asie du Sud-Est, notamment les Philippines, pour la sécurité maritime en mer de Chine méridionale.

Pékin revendique des droits de souveraineté sur la quasi-totalité de cette mer et mène d'énormes opérations de remblaiement d'îlots, transformant des récifs coralliens en ports, pistes d'atterrissage et infrastructures diverses.

Le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Taïwan ont des revendications --qui se chevauchent parfois-- sur cette zone et ont également construit des infrastructures, plus modestes, sur des îles disputées.

Les médias d'Etat chinois ont vivement critiqué mercredi ce qu'ils qualifient d'ingérence de Washington dans les affaires de la région.

"Les récentes démarches provocatrices de Washington ont porté atteinte à la souveraineté maritime de Pékin et à la sécurité en mer de Chine méridionale", a écrit le journal China Daily dans un commentaire.

Dans un discours prononcé devant des milieux d'affaires avant le début du sommet, Xi Jinping a appelé les nations du Pacifique à "résoudre leurs divergences à travers le dialogue et la consultation", sans mentionner le sujet.

M. Xi a par ailleurs appelé les économies d'Asie à signer l'accord de libre-échange initié par la Chine, avertissant que la signature d'un accord rival -- tel que le Partenariat trans-Pacifique (TPP) soutenu par Washington -- risquerait d'entraîner une "fragmentation" parmi les pays de la région.

M. Obama, lui, devait rencontrer des dirigeants de pays du TTP en marge du forum économique.

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