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18/11/2015 07:16 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

Ligne d'aide sur les pratiques culturelles barbares: Rona Ambrose se dissocie

OTTAWA — La chef intérimaire du Parti conservateur s'est clairement dissociée de l'une des promesses controversées faites par sa formation en campagne électorale concernant la mise sur pied d'une ligne de dénonciation sur les «cas de pratiques culturelles barbares».

Lors d'une rencontre avec la presse parlementaire, mercredi, Rona Ambrose a plaidé qu'elle n'avait «pas été partie prenante de cette décision» et qu'elle ne l'appuyait pas non plus.

L'engagement de mettre sur pied une ligne d'aide de la Gendarmerie royale du Canada afin de permettre à la population d'informer le corps de police de «cas de pratiques culturelles barbares» avait suscité de nombreuses critiques des partis adverses, mais aussi des communautés culturelles.

Cette promesse avait été formulée peu après que les conservateurs eurent décidé d'interjeter appel devant la Cour suprême du Canada d'un jugement sur le port du niqab aux cérémonies de citoyenneté, ce qui leur a valu d'être accusés de semer la division pour faire des gains politiques.

Mme Ambrose n'est pas allée jusqu'à dire qu'elle se dissociait de l'ensemble du pan identitaire de la campagne électorale, se contentant de faire valoir que ces questions soulevaient naturellement les passions et alimentaient forcément les débats.

La chef intérimaire a tenu ces propos dans son bureau du parlement, où elle avait convié les médias pour le dévoilement de l'identité de son chef adjoint et du leader de l'opposition en Chambre.

Le poste de chef adjoint a été confié à Denis Lebel, qui avait brigué la direction intérimaire en duo avec Michelle Rempel. Ses faits d'armes comme lieutenant québécois — sous sa houlette, les conservateurs sont passés de cinq à 12 sièges au Québec — ont été salués par Mme Ambrose.

L'ancien président de la Chambre des communes Andrew Scheer, qui connaît bien les rouages des travaux parlementaires à Ottawa, a pour sa part hérité du titre de leader de l'opposition. Il ne sera donc pas de la course à sa succession.