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18/11/2015 08:52 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

Le Front commun réduit ses demandes et reporte des journées de grève

Les 400 000 membres du Front commun acceptent de lâcher du lest dans leur négociation avec le gouvernement Couillard. De plus, leurs représentants syndicaux annoncent du même souffle qu'ils reportent les journées de grève qui étaient prévues les 1, 2 et 3 décembre.

Dans un communiqué publié mercredi, le Front commun affirme qu'il constitue ainsi sa contre-offre :

  • l'indexation des salaires en fonction de l'indice des prix à la consommation, minimalement 1 %, afin de contrer l'appauvrissement des salariés du secteur public ;
  • 1 % de rattrapage par année jusqu'à ce que le retard de notre rémunération globale soit résorbé et 0,5 % par année pour bénéficier de l'enrichissement collectif si la croissance du PIB est supérieure à 1 %.

Pendant ce temps, le Conseil du Trésor offre deux années de gel et trois années avec des augmentations limitées à 1 % par année, soit un contrat d'une durée de cinq ans

De 4,5 % à 2,9 %

Depuis le début de la négociation, les syndicats réclamaient des augmentations de 4,5 % par année pendant trois ans. Selon eux, cette demande protège le pouvoir d'achat des syndiqués et permet de combler le retard salarial des employés de l'État.

Le Front commun exclut la relativité salariale de cette équation et annoncera qu'il veut poursuivre les travaux sur cette question.

Quant aux journées de grève, le front commun affirme avoir décidé de les reporter « pour laisser toute la place à la négociation ».