NOUVELLES
18/11/2015 10:10 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

La majorité des migrants sur une base britannique ont demandé l'asile à Chypre

Plus de la moitié des 115 migrants arrivés en octobre sur une base militaire britannique de Chypre ont demandé l'asile auprès des autorités de l'île et les autres seront expulsés, ont affirmé mercredi des responsables britanniques.

"Plus de la moitié des migrants ont demandé l'asile" à Chypre, a indiqué à l'AFP un porte-parole des forces britanniques à Chypre.

"Nous organisons par ailleurs l'expulsion de ceux qui n'ont pas demandé l'asile vers un pays tiers sûr", a-t-il ajouté sans donner plus de détails.

Vingt-neuf enfants, 19 femmes et 67 hommes originaires du Moyen-Orient ont débarqué le 21 octobre sur la base britannique d'Akrotiri près de la ville côtière de Limassol (sud), alors qu'ils cherchaient à atteindre la Grèce.

Ils ont ensuite été déplacés vers Dhekelia, une autre base militaire britannique près de Larnaca.

"Les bases ne sont pas une porte d'entrée vers la Grande-Bretagne", a prévenu un responsable britannique. "Les demandes d'asile seront examinées par les autorités chypriotes", a-t-il souligné.

Les migrants, pour la plupart Syriens, Libanais et Palestiniens, avaient reçu un "avis d'intention d'expulsion".

Certains de ceux qui n'ont pas déposé de demande d'asile ont fait savoir qu'ils souhaitaient aller au Liban.

Le ministère britannique de la Défense avait affirmé que ces migrants devaient être remis aux autorités chypriotes, selon un accord de 2003 les enjoignant à "assumer la responsabilité dans de telles circonstances".

Le sort d'autres migrants, arrivés également sur une base britannique mais avant la signature de cet accord, est toujours dans un flou légal.

En 1998, 75 migrants, pour la plupart des Kurdes d'Irak et de Syrie, avaient atteint la base d'Akrotiri en bateau. Transférés ensuite vers Dhekelia, certains y vivent encore, après que leurs demandes d'asile répétées auprès des autorités britanniques eurent été rejetées.

cc/hc/mer/vl