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18/11/2015 11:01 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

L'ONU affirme que 5700 personnes ont été tuées au Yémen depuis le mois de mars

Les Nations unies affirment que 5700 personnes ont été tuées dans le conflit au Yémen depuis le 26 mars, incluant 830 femmes et enfants, alors que les efforts se poursuivent pour convaincre les parties en cause de s'engager dans des pourparlers de paix.

Pendant ce temps, les services de base s'effondrent dans ce pays qui était déjà le plus pauvre du monde arabe, a déclaré le coordinateur de l'ONU au Yémen, Johannes Van Der Klaauw, aux journalistes, mercredi.

Il affirme que 21,1 millions de personnes, soit 82 pour cent de la population, ont besoin d'assistance humanitaire. M. Van Der Klaauw ajoute que 14 millions de personnes ne peuvent accéder facilement à des soins de santé et que 1,8 million d'enfants ne peuvent plus aller à l'école depuis que le conflit a éclaté.

Le représentant de l'ONU n'a pas spécifié combien de civils se trouvaient parmi les 5700 victimes. En octobre, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme révélait que 2600 civils avaient été tués, dont les deux tiers au cours de frappes aériennes.

Depuis le mois de mars, une coalition menée par l'Arabie saoudite voisine et cautionnée par les États-Unis appuie le gouvernement yéménite internationalement reconnu en bombardant les rebelles houthis soutenus par l'Iran, qui ont conquis de larges pans du pays, incluant la capitale, Sanaa.

La communauté internationale demande depuis des mois à la coalition d'assouplir certaines restrictions sur les importations, touchant notamment l'essence et les équipements médicaux. M. Van Der Klaauw a indiqué que les réserves d'essence, de nourriture et de médicaments étaient particulièrement basses.

«Près de 320 000 enfants souffrent présentement de malnutrition», a-t-il mentionné.

Le représentant onusien soutient que 120 000 personnes ont quitté le pays depuis le déclenchement des hostilités et qu'environ 2,3 millions de Yéménites ont dû quitter leur maison.

Il a également noté que plus de 8000 violations des droits humains avaient été vérifiées au Yémen depuis le début du conflit.