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17/11/2015 23:51 EST | Actualisé 17/11/2016 00:12 EST

France: le chef de l'opposition de droite dénonce "trop de temps perdu"

Le chef de l'opposition de droite en France, l'ex-président Nicolas Sarkozy, a sévèrement attaqué mercredi son successeur socialiste François Hollande, accusé d'avoir "perdu" du temps depuis les attentats de janvier et de ne pas avoir anticipé les conséquences de l'intervention en Syrie sur la "sécurité intérieure".

"A quel niveau de victimes faut-il fixer la barre pour employer le mot (faille) ? Est-ce que toutes les conséquences ont été tirées après les attentats du mois de janvier (contre le journal Charlie Hebdo, des policiers et des clients d'une supérette cacher)? La réponse est non. Trop de temps a été perdu", dénonce l'ancien président dans un entretien publié par Le Monde, après les attentats vendredi à Paris, qui ont fait 129 morts et 352 blessés.

En outre, "le gouvernement n'a pas non plus tiré toutes les conséquences de notre intervention militaire en Syrie sur le plan de la sécurité intérieure", dit-il, estimant qu'il "aurait fallu renforcer notre dispositif antiterroriste" aussitôt.

Selon l'ancien chef de l'Etat, "il faudra sans doute passer par la création d'une commission d'enquête parlementaire" afin de "tirer les enseignements de ce qui s'est produit".

Le président du parti Les Républicains (LR) a également reproché à François Hollande d'avoir "parlé avec trop de légèreté de la situation économique et financière de la France. Nos déficits et notre dette publique remettent en cause notre indépendance".

François Hollande a déclaré lundi devant les parlementaires que "le pacte de sécurité (l'emportait) sur le pacte de stabilité", une manière d'enterrer les objectifs de réduction de déficit de la France en raison du surcroît de dépenses liées aux attentats.

Se défendant de briser l'union nationale, M. Sarkozy ne voit pas en quoi il aurait "manqué à la solidarité avec les victimes et au respect du peuple français en avançant des propositions". "C'est le devoir de l'opposition républicaine car le risque de nouveaux attentats est malheureusement très élevé".

M. Sarkozy prend le contre-pied d'Alain Juppé, son rival dans le camp de la droite pour la présidentielle de 2017, qui ménage François Hollande depuis vendredi et "continue de penser que la France a besoin d'unité, que les Français demandent cette unité".

"Il y a sans doute eu des retards, mais gardons-nous de faire croire que tout allait bien avant 2012 (l'année où a été élu François Hollande) et que rien ne va plus depuis 2012. Nous ne sommes pas non plus blanc-bleu", a dit M. Juppé au journal Le Figaro.

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