NOUVELLES
18/11/2015 07:12 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

Fifa/corruption - La crise du "Fifagate" en 2015

De l'arrestation de certains de ses plus hauts dirigeants à la suspension de son président démissionnaire Joseph Blatter et du favori à sa succession Michel Platini, les principales dates de la crise de la Fifa en 2015.

. 27 mai 2015: sept hauts dirigeants du football international sont arrêtés à Zurich, à la demande de la justice américaine. Parmi eux, Jeffrey Webb (Iles Caïman) et Eugenio Figueredo (Uruguay), deux membres du comité exécutif de la Fifa. 14 personnes (dont 9 membres ou anciens de la Fifa) sont mises en cause. L'acte d'accusation américain parle de quelque 150 millions de dollars (132 millions d'euros) de pots-de-vin et de rétrocommissions, depuis les années 1990.

. 27 mai: dans une procédure distincte, ouverte contre X pour soupçons de "blanchiment d'argent et gestion déloyale" autour de l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, la justice suisse fait procéder à des perquisitions au siège de la Fifa, à Zurich.

. 29 mai: Joseph Blatter, président de la Fifa depuis 1998, est réélu pour un 5e mandat de quatre ans. Le même jour, le Qatar assure avoir respecté "les plus hauts standards éthiques" pour obtenir le Mondial 2022.

. 2 juin: la Fifa reconnaît avoir fait en 2008 un versement de 10 millions de dollars sur des comptes de son ancien vice-président Jack Warner, pour la Concacaf, "dans le cadre du développement du football dans les Caraïbes", et ce de la part de l'Afrique du Sud.

. 2 juin: Blatter annonce sa démission et appelle à l'élection d'un nouveau président lors d'un congrès extraordinaire électif, prévu le 26 février 2016.

. 10 juin: la Fifa suspend le processus d'attribution du Mondial-2026.

. 9 juillet: la Fifa suspend à vie Chuck Blazer. Nommé "Monsieur 10%" pour les millions de dollars qu'il est soupçonné avoir indûment reçus, cet Américain est la "taupe" du FBI depuis 2011.

. 12 juillet: la justice suisse indique avoir en mains 81 cas suspects de blanchiment d'argent signalés par les banques dans l'enquête sur l'attribution des Coupes du monde 2018 (Russie) et 2022 (Qatar).

. 14 septembre: le procureur général suisse Michael Lauber et la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch tiennent une conférence de presse commune sur leurs enquêtes, visant respectivement les soupçons sur l'attribution des Mondiaux-2018 et 2022 à la Russie et au Qatar et les accusations de corruption.

. 17 septembre: Jérôme Valcke est relevé de ses fonctions de secrétaire général de la Fifa, le jour où la presse anglaise fait état de soupçons pesant sur lui dans le cadre d'une affaire de revente de tickets au marché noir. Il rejette ces allégations.

. 25 septembre: la justice suisse annonce l'ouverture d'une procédure pénale visant Blatter, "pour soupçon de gestion déloyale et abus de confiance". Il est en outre soupçonné d'un "paiement déloyal" de deux millions de francs suisses (1,8 million d'euros) datant de février 2011 à destination de Michel Platini, le président de l'UEFA, qui brigue sa succession à la tête de la Fifa.

. 28 septembre: Blatter défend les paiements de la Fifa à Platini, une "rétribution justifiée" pour son travail de conseiller, et affirme vouloir "rester président" jusqu'à l'élection de février 2016.

. 29 septembre: Warner est suspendu à vie de toute activité liée au football.

. 2 octobre: Coca-Cola, McDonald's, Visa et Budweiser, quatre des plus gros sponsors de la Fifa, demandent à Blatter de démissionner "immédiatement" pour "le bien du football". Il refuse

. 8 octobre: la commission d'éthique de la Fifa décide de suspendre 90 jours Blatter, Platini et Valcke. Chung Mong-joon, ancien vice-président et autre candidat à la présidence, est suspendu six ans de toute activité liée au football. Issa Hayatou, président de la Confédération africaine (Caf), est nommé président par intérim.

. 9 octobre: Blatter fait appel de sa suspension

. 10 octobre: Platini fait appel de sa suspension

. 16 octobre: Blatter évoque un "gentleman's agreement" à propos du versement contesté de 1,8 milllions d'euros, sous-entendant qu'il n'y avait aucun contrat écrit

. 19 octobre: Platini admet dans une interview au journal Le Monde qu'il n'y avait pas de contrat écrit pour ce versement

. 20 octobre: la Fifa annonce que la candidature de Platini à la présidence est "mise de côté" tant qu'il reste suspendu

. 18 novembre: les appels de Platini et Blatter sont rejetés par le comité d'appel de la Fifa. Les avocats du Français annoncent qu'il va saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

bur-pyv/cto/pgr/jcp