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18/11/2015 02:30 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

Espagne - Real-Barça: six clasicos qui ont forgé la rivalité

En plus d'un siècle de coexistence, le Real Madrid et le FC Barcelone ont connu plusieurs affrontements fondateurs et controversés qui ont forgé la rivalité entre les deux clubs avant le 231e clasico samedi au stade Santiago-Bernabeu (18h15) en Liga:

. Les débuts d'un duel (13 mai 1902):

En 1902, le "Madrid Foot-ball Club" vient tout juste d'être créé. Il affronte pour la première fois le "Foot-ball Club Barcelona" en demi-finale de la Coupe du Couronnement, qui deviendra par la suite Coupe du Roi. Le Barça, fondé en 1899 et plus expérimenté, s'impose 3-1 à Madrid.

. Une gifle au goût de soufre (13 juin 1943):

Le score le plus large enregistré dans l'histoire de ces confrontations date de l'immédiat après-guerre civile (1936-1939): le Barça est humilié 11-1 sur le terrain du Real en demi-finale de Coupe du Généralissime, nom de la Coupe du Roi sous la dictature de Francisco Franco (1936-1975). La presse fait monter la tension pendant la semaine précédant le match, qui se déroule dans une atmosphère très violente et débouche sur un score inhabituellement large.

. L'affaire Di Stéfano (25 octobre 1953):

Dans les années 1950, Alfredo Di Stéfano (1926-2014) aurait pu briller sous le maillot du FC Barcelone, qui avait pris une option sur le transfert du mythique attaquant argentin. Mais c'est le Real Madrid qui remporte la mise au bout d'un bras de fer juridique, avec un coup de pouce de la fédération espagnole. Résultat: la "Flèche blonde" conduira le Real vers cinq Coupes d'Europe des clubs champions et alimentera l'amertume du Barça, battu 5-0 avec un doublé de Di Stéfano lors de son premier clasico en octobre 1953.

. Et soudain, les coussins volèrent (6 juin 1970)

Après une polémique défaite 2-0 en Coupe, tout Barcelone est très remonté avant de recevoir Madrid au match retour (1-1). Le club blaugrana ouvre le score mais l'arbitre Emilio Guruceta siffle un penalty controversé et passé à la postérité. Excédés, des milliers de supporteurs catalans expédient sur la pelouse les coussins de leurs sièges et finissent par envahir le terrain.

. Le traître et le cochon de lait (23 novembre 2002)

Le Portugais Luis Figo, transféré en 2000 du Barça au Real de Florentino Pérez, est accueilli comme un traître au Camp Nou. Sifflé, hué, le premier des "Galactiques" est même dans l'impossibilité de tirer un corner, évitant une pluie d'objets venant des tribunes, dont une tête de cochon de lait rôtie! Le match est interrompu par l'arbitre avant de reprendre. Le score est presque anecdotique: 0-0.

. Mourinho et le doigt dans l'oeil (17 août 2011)

Les clasicos disputés sous le mandat de l'entraîneur du Real José Mourinho (2010-2013) ont atteint par moments des sommets de tension. Il faut dire qu'au tournant des années 2010, le Barça de l'entraîneur Pep Guardiola (2008-2012) est triomphant: triomphe 6-2 au stade Santiago-Bernabeu le 2 mai 2009 et "manita" (5-0) au Camp Nou pour le premier clasico de Mourinho le 29 novembre 2010. Quatre clasicos consécutifs au printemps 2011 enflamment les esprits et l'été suivant, l'entraîneur portugais dépasse les bornes: il agresse Tito Vilanova, alors adjoint de Guardiola, avec un doigt dans l'oeil, devenu le symbole d'une atmosphère irrespirable.

jed/jcp