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18/11/2015 13:44 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

Bosnie: deux militaires tués à l'arme automatique par un inconnu, piste islamiste pas exclue

Deux militaires bosniens ont été tués mercredi soir près d'une caserne à l'arme automatique à Sarajevo par un inconnu qui est en fuite, a indiqué la police, qui n'exclut pas un acte commis par un islamiste.

"Un homme inconnu a tiré à l'arme automatique dans un bureau de paris. Deux personnes ont été tuées et il s'agit des membres des forces armées de Bosnie-Herzégovine", a déclaré à la presse un porte-parole de la police, Irfan Nefic.

"En quittant les lieux, il a tiré aussi à l'extérieur (ndlr, du bureau de paris) en direction d'un autobus à bord duquel le chauffeur et deux personnes ont été blessés par des débris de verre", a ajouté M. Nefic.

L'assaillant est en fuite et selon la presse locale, il serait cerné par les forces de l'ordre dans une maison du même quartier.

Le directeur de l'agence bosnienne chargée des actes de terrorisme (Sipa), Perica Stanic, a déclaré au quotidien Dnevni Avaz, que selon la description des témoins, l'assaillant est "probablement" un membre de la mouvance islamiste.

D'autres médias ont également évoqué cette hypothèse.

"Je ne peux dire rien de plus. On le saura après l'enquête", a dit le porte-parole de la police, Irfan Nefic.

En avril dernier, un islamiste bosnien a perpétré une attaque contre un commissariat de police à Zvornik (est). Au cri d'"Allah Akbar !", l'homme âgé de 24 ans, armé d'un fusil à pompe, a tué un policier présent devant le poste de police.

Il avait continué à tirer sur les policiers dans le commissariat, en blessant deux autres, avant d'être lui-même abattu.

Pendant la guerre intercommunautaire (1992-95), la Bosnie avait accueilli sur son sol des centaines d'islamistes venus notamment de pays arabes pour épauler les forces musulmanes.

Ces combattants étrangers ont quitté le pays, mais leur interprétation rigoriste de l'islam a été adoptée par certains musulmans de Bosnie qui, vingt ans plus tard, partent aussi combattre aux côtés des jihadistes en Syrie et en Irak.

rus/cn/mr