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18/11/2015 07:38 EST | Actualisé 18/11/2015 07:38 EST

Barack Obama mettra son veto à une loi limitant l'entrée de réfugiés syriens

Bloomberg via Getty Images
U.S. President Barack Obama pauses while making a statement about multiple acts of violence in Paris in the Brady Press Briefing Room of the White House in Washington, D.C., U.S., on Friday, Nov. 13, 2015. Obama said the U.S. is prepared to provide whatever assistance France needs in the wake of terrorist attacks in Paris that killed dozens of people on Friday night. Photographer: Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images

Le président américain Barack Obama mettra son veto à toute loi adoptée par le Congrès limitant l'entrée de réfugiés syriens aux Etats-Unis, dans la foulée des attentats de Paris, a indiqué la Maison Blanche mercredi.

"Si le président" reçoit la loi que la Chambre des représentants, dominée par les républicains, pourrait voter dès jeudi, "il y mettrait son veto", a souligné la Maison Blanche dans un communiqué.

"Des vies (...) sont en jeu et les Etats-Unis ont un rôle crucial à jouer face à la crise des réfugiés syriens aux yeux de nos partenaires au Proche-Orient et en Europe", explique l'exécutif américain.

La Chambre des représentants devrait voter jeudi sur une proposition de loi qui suspend l'accueil de réfugiés en provenance de Syrie et d'Irak jusqu'à ce que le FBI et les services de sécurité américains renforcent leurs procédures de vérification des antécédents. Ce qui pourrait prendre des mois ou des années, déplorent des élus démocrates.

La loi n'interdirait pas définitivement l'admission de réfugiés de ces pays, une sorte de compromis élaboré par les républicains dans le but de rallier des voix démocrates.

Le texte, qui devra encore être examiné par le Sénat, exigerait in fine que le directeur du FBI, le secrétaire à la Sécurité intérieure et le directeur du Renseignement national certifient personnellement que chaque réfugié ne pose pas de menace sécuritaire.

"Cette loi introduirait des exigences inutiles et impossibles à mettre en oeuvre qui freineraient de façon inacceptable nos efforts pour assister certaines des personnes les plus vulnérables du monde, dont beaucoup sont victimes du terrorisme", poursuit la Maison Blanche.

Elle affaiblirait en outre la réponse "de nos partenaires au Proche-Orient et en Europe face à la crise des réfugiés syriens", selon le communiqué.

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