NOUVELLES
18/11/2015 10:48 EST | Actualisé 18/11/2016 00:12 EST

Ban déplore le manque de coopération dans l'enquête sur la mort d'un de ses prédecesseurs

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a insisté mercredi pour que les pays membres divulguent toute information susceptible d'expliquer la mort mystérieuse de son prédécesseur Dag Hammarskjöld, une demande qui s'adresse particulièrement à Washington et Londres.

Le Suédois Dag Hammarskjöld, deuxième secrétaire général de l'ONU, avait été tué le 18 septembre 1961 quand son DC-6 s'était écrasé près de Ndola, en Rhodésie du Nord, l'actuelle Zambie.

En juillet dernier, sur la base d'un rapport d'experts indépendants, l'ONU a retenu l'hypothèse d'une attaque aérienne contre le DC-6 et a estimé qu'il fallait poursuivre l'enquête. M. Ban a exhorté les Etats membres à "divulguer les informations dont ils pourraient disposer".

Il s'agit notamment, selon le rapport, d'enregistrements de conversations dans le cockpit de l'avion et de messages radio que l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) aurait réalisés en 1961.

Washington a répondu dans une premier temps que des documents se trouvant dans ses archives "restent top secret et ne peuvent être divulgués".

Londres a lui aussi refusé de rendre publics des documents concernant un agent du MI6 (services de renseignement britanniques) présent au moment de l'arrivée de l'avion de Dag Hammarskjöld. La Rhodésie du Nord était alors un protectorat britannique.

Selon son porte-parole Stéphane Dujarric, M. Ban déplore que "certaines des demandes d'information n'aient pas reçu de réponse concluante". "Il est possible, estime-t-il, qu'il existe toujours des éléments non divulgués portant sur le crash" du DC-6.

"En conséquence, le secrétaire général exhorte une nouvelle fois tous les Etats membres à divulguer et déclassifier ou rendre disponible autrement toute information qu'ils pourraient détenir sur les circonstances de ce crash."

Interrogé sur les pays qui trainent des pieds pour coopérer à l'enquête, M. Dujarric a répondu que le rapport d'experts les désignent "clairement".

Il a souligné que M. Ban "s'est investi personnellement" dans les recherches sur le sort de son prédécesseur.

L'Assemblée générale de l'ONU doit voter jeudi sur une résolution qui demande de poursuivre les recherches et d'appliquer les conclusions des experts. Ceux-ci avaient été chargés en mars 2015 par l'ONU de reprendre l'enquête, à la suite d'une première décision de l'Assemblée générale en décembre 2014.

avz/faa