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17/11/2015 02:18 EST | Actualisé 17/11/2016 00:12 EST

Le crash de l'A321 russe en Egypte

Rappel des principaux événements depuis le crash, le 31 octobre dans le Sinaï égyptien, d'un Airbus A321 russe, dont Moscou a confirmé mardi qu'il s'agissait d'un attentat.

-- 31 octobre --

Un Airbus A321-200 de la compagnie charter russe Metrojet qui effectuait la liaison entre Charm el-Cheikh et Saint-Pétersbourg s'écrase dans le Nord-Sinaï, tuant ses 224 occupants, touristes et membres d'équipage.

La branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), appelée Province du Sinaï, assure sur ses comptes Twitter avoir "fait tomber" l'appareil, en représailles aux bombardements russes en Syrie.

Les deux boîtes noires sont retrouvées.

-- 1er novembre --

Selon des responsables russes du transport aérien, l'avion s'est disloqué dans les airs à haute altitude avant de toucher le sol.

Sur les lieux du crash, une zone désertique au milieu de la province du Nord-Sinaï, près du village d'Al-Hassana, les enquêteurs poursuivent leurs recherches sur un rayon de 40 km.

-- 2 novembre --

Metrojet assure que seule une "action extérieure" peut expliquer le crash, rejetant la possibilité d'"une défaillance technique ou une erreur de pilotage".

-- 3 novembre --

Un satellite militaire américain a détecté un "flash de chaleur" provenant de l'Airbus au moment du drame, affirme CNN, citant un responsable américain anonyme.

-- 4 novembre --

L'EI réaffirme être à l'origine du drame, ajoutant qu'il en livrera la démonstration quand il le voudra.

Le gouvernement britannique fait état de "nouvelles informations" suggérant qu'un "engin explosif" pourrait être à l'origine du crash.

Plusieurs compagnies aériennes décident de ne plus survoler le Sinaï, de nombreuses autres vont annuler ou suspendre leurs vols vers Charm el-Cheikh.

-- 5 novembre --

Le Premier ministre britannique David Cameron estime "plus que probable qu'il s'agisse d'une bombe terroriste" posée à bord de l'avion.

Le président américain Barack Obama évoque "la possibilité qu'il y ait eu une bombe à bord" de l'Airbus russe, assurant "prendre cette piste très au sérieux".

Le Kremlin qualifie de "spéculations" toute hypothèse sur les causes du crash, reprenant un terme employé la veille par le président égyptien.

-- 6 novembre --

Début du rapatriement des quelques 20.000 touristes britanniques bloqués dans la station balnéaire.

Le président russe Vladimir Poutine ordonne la suspension les vols russes vers l'Egypte, sur recommandation des services secrets, et charge le gouvernement d'"assurer le rapatriement des citoyens russes", estimés à 80.000.

L'analyse des deux boîtes noires, croisée avec des relevés sur les lieux du crash, permettent de "privilégier fortement" l'hypothèse d'un attentat à la bombe, selon une source proche du dossier.

-- 7 novembre- -

Le chef égyptien de l'équipe des enquêteurs affirme qu'"aucune conclusion" n'a encore émergé quant à l'origine de la "dislocation" de l'appareil.

-- 9 novembre --

Moscou admet la possibilité qu'un "acte terroriste" ait été à l'origine de la destruction de l'appareil.

-- 10 novembre --

Moscou prévient que les vols des compagnies aériennes russes vers l'Egypte seront suspendus pendant plusieurs mois.

-- 13 novembre --

Les autorités russes interdisent à la compagnie Egypt Air d'effectuer des vols vers la Russie, sur la base d'une directive de l'Agence fédérale russe chargée de transport aérien (Rosaviatsia).

-- 17 novembre --

La Russie confirme que le crash est bien un "attentat" et promet de "trouver et punir" les responsables "où qu'ils se cachent" dans le monde.

En représailles, Vladimir Poutine annonce également une intensification des frappes aériennes en Syrie.

kd/vdr/at