POLITIQUE
12/11/2015 01:51 EST

Négociations dans la fonction publique: Le Front commun prépare une contre-offre (VIDÉO)

QUÉBEC – Échaudé par la nouvelle proposition du gouvernement Couillard, le Front commun des syndiqués de la fonction publique prépare une contre-offre afin de régler l’enjeu salariale dans la prochaine convention collective.

«Nous, en front commun, on est en train de travailler à se dégager des marges de manœuvre pour être capables de revenir à la table. D’ailleurs, la table de négociations n’est pas rompue», a affirmé jeudi le président de la CSN, Jacques Létourneau, en marge d’une manifestation du Front commun à deux pas du parlement à Québec.

«Oui, je suis encore optimiste d’avoir une entente négociée; le tango, ça se joue à deux, a ajouté la présidente du SFPQ, Lucie Martineau. On va travailler pour faire une contre-proposition.»

Les porte-parole du Front commun espèrent être en mesure de déposer leur contre-proposition d’ici quelques jours. «Dans l’espace d’une semaine, ce serait bien», dit Lucie Martineau. Les syndicats doivent consulter leurs membres avant de pouvoir présenter une nouvelle offre.

La semaine dernière, le gouvernement Couillard a proposé une offre modifiée en devançant à la deuxième année la hausse salariale de 1% prévue à la cinquième année de la convention collective. Mais l’offre globale de 3% sur cinq ans demeure intacte. Le Front commun, qui représente quelque 500 000 syndiqués, a rejeté l’offre le jour même.

«Ça a été jugé insatisfaisant. On le voit sur les lignes de piquetage […], les gens ont été insultés par cette contre-proposition-là du gouvernement de monsieur Coiteux [sic]», a dit Jacques Létourneau.

Plutôt jeudi, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a invité le Front commun à déposer une contre-proposition en réponse à l’offre présentée la semaine dernière. «C’est une proposition très sérieuse et, à ce stade-ci, on s’attend à une réponse sérieuse des syndicats à l’égard de cette proposition-là», a-t-il dit.

Si les négociations demeurent dans l’impasse, le gouvernement a toujours la possibilité d’adopter une loi spéciale afin d’imposer les conditions de travail de ses employés. La semaine dernière, Martin Coiteux affirmait vouloir régler le dossier d’ici Noël.

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