DIVERTISSEMENT
12/11/2015 11:27 EST

«je ne veux pas marcher seul»: Les différentes facettes de la xénophobie (VIDÉO/PHOTOS)

Qui n'a jamais éprouvé un frisson en marchant seul dans la rue? Qui ne s'est jamais retourné vivement en se sentant suivi... pour finalement réaliser que le vilain agresseur était en fait un chat ou pire, une feuille qui vole au vent?

En allant à la rencontre de la metteure en scène Catherine Bourgeois tout au fond de la rue Beaubien Ouest, on peut très bien imaginer vivre ce genre de crainte à la nuit tombée. Et c'était le but recherché pour cette pièce présentée par le Théâtre Aux Écuries en choisissant de présenter je ne veux pas marcher seul, création in situ portant sur la peur de l'autre, dans ce lieu beau, mais potentiellement inquiétant. Entrevue.

Galerie photo «je ne veux pas marcher seul» de Joe Jack et John Voyez les images

Avoir peur de l'autre, qu'est-ce que ça veut dire? La xénophobie, ça prend quelle forme? Et comment ça nous affecte, en tant que société? Qu'est-ce qui fait qu'on passe à l'acte? Qu'on attaque? je ne veux pas marcher seul saute à pieds joints dans ces questionnements difficiles, mais nécessaires. Inspirée de divers actes xénophobes qui se sont produits aux États-Unis et au Canada, la pièce multidisciplinaire met en vedette Edon Descollines, Francis Ducharme, Dorian Nuskind-Oder et Étienne Thibeault. Au menu? Danse, rap, poésie, projections, témoignages...

C'est Joe Jack et John qui est derrière cette pièce collective qui parle sans tabou de xénophobie. Ça ne vous dit rien? Cette compagnie a une manière bien à elle d'aborder le théâtre: en privilégiant les questions sociales, Joe Jack et John aime travailler avec toutes sortes de talents. Les comédiens proviennent de divers horizons et vivent différentes réalités: ils sont parfois immigrants, âgés ou déficients... Pourquoi? Pourquoi pas! En mettant de l'avant ces acteurs, la compagnie permet au public d'avoir accès à d'autres voix, d'autres points de vue.

«Ce que je ne possède pas m’intrigue – le langage de la danse, l’état du performeur, l’état de non-jeu et le métissage des présences. Ce sont ces éléments-là que j’essaie de faire cohabiter sur scène, en créant une certaine harmonie malgré les nombreux décalages.» — Catherine Bourgeois

je ne veux pas marcher seul, du 17 novembre au 5 décembre au 435 rue Beaubien Ouest à Montréal.