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11/11/2015 05:09 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Yémen: 13 rebelles tués dans une embuscade dans le sud

Treize rebelles chiites Houthis ont été tués mercredi dans une embuscade tendue par des combattants progouvernementaux dans le sud du Yémen, théâtre de violents combats, selon une source militaire.

Les rebelles, qui circulaient à bord de deux véhicules, ont été la cible de tirs aux lances-roquettes et à l'arme automatique au sud de Damt, la deuxième grande localité de la province de Dhaleh.

Cette province avait été reconquise par les forces progouvernementales cet été mais les rebelles ont réussi à reprendre la ville de Damt le week-end dernier.

Les Houthis et leurs alliés, des unités de l'armée restées fidèles à l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, cherchent à progresser de Damt vers Dhaleh, chef-lieu de la province de même nom, mais leurs tentatives se heurtent à la résistance des forces progouvernementales, a indiqué la source militaire.

Des combats ont également eu lieu à Al-Madaribah, à la frontière entre les provinces de Lahej et de Taëz (sud-ouest), où cinq rebelles et trois combattants loyalistes ont péri durant les dernières 24 heures, ont indiqué des sources militaires.

La coalition arabe sous commandement saoudien, qui intervient depuis fin mars au Yémen pour stopper la progression des Houthis, a acheminé des renforts militaires dans la région d'Al-Madaribah pour prévenir sa chute, ont ajouté les mêmes sources.

Les rebelles ont par ailleurs bombardé dans la nuit aux roquettes Katioucha le QG du commandement de la 3e région militaire, tenue par les forces loyalistes, à Marib, chef-lieu de la province du même nom, à l'est de la capitale Sanaa, a indiqué un responsable militaire sans faire état de victimes.

Depuis mars, la guerre au Yémen a fait quelque 5.000 morts, dont plus de la moitié civils, selon l'ONU qui cherche à organiser des pourparlers de paix vers la mi-novembre, probablement à Genève.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a confirmé la prochaine tenue de ces pourparlers mais sans avancer de date.

"Mon émissaire pour le Yémen a l'intention de convoquer ce mois un nouveau round de consultations de paix en Suisse", a-t-il déclaré en s'adressant mardi soir au 4e sommet entre les pays arabes et sud-américains qui s'est tenu dans la capitale saoudienne Ryad.

Il a rappelé que le gouvernement yéménite et les Houthis "s'étaient engagés à participer" aux pourparlers, appelant toutefois les protagonistes à faire preuve de "bonne foi".

"Il n'y a pas de solution militaire au conflit", a-t-il assuré.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a pour sa part apporté mercredi le soutien de son pays aux pourparlers inter-yéménites, parrainés par l'ONU.

"Nous souhaitons leur succès" dans l'intérêt de "la paix, la sécurité et la stabilité au Yémen", pays frontalier du royaume saoudien, premier exportateur mondial de pétrole, a ajouté M. Jubeir lors d'une conférence de presse à Ryad.

Les Houthis, issus de l'importante minorité chiite zaïdite yéménite, affirment être entrés en rébelion en raison de leur marginalisation par le pouvoir.

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