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11/11/2015 12:28 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Wall Street prudente dérive en baisse

Wall Street a terminé mercredi en légère baisse, à l'issue d'une journée particulièrement calme et hésitante, finissant par suivre la chute des cours du pétrole: le Dow Jones a perdu 0,32%, tout comme le Nasdaq.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a reculé de 55,99 points à 17.702,22 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 16,22 points à 5.067,02 points.

Le S&P 500, un indice élargi que surveillent particulièrement les investisseurs, a également perdu 0,32%, soit 6,72 points, à 2.075,00 points.

En cette journée partiellement fériée en l'honneur des Anciens Combattants, le marché obligataire était fermé, ce qui pourrait avoir enlevé de la motivation aux investisseurs: "Depuis vendredi les actions avaient beaucoup évolué en fonction des taux d'intérêt, donc nous faisons une pause de ce côté là", a commenté David Levy, chez Kenjol Capital.

En l'absence d'indicateurs, les indices ont été plombés par le recul de valeurs de l'énergie (-1,91% dans l'ensemble), lié à la chute des cours du pétrole.

Le cours du baril de brut WTI à échéance en décembre coté sur le New York Mercantile Exchange est tombé mercredi à 42,93 dollars, après que l'association professionnelle API eut laissé attendre une nouvelle forte progression hebdomadaires des stocks de brut dans les chiffres officiels devant être publiés jeudi, confirmant les excédents dont souffre le marché depuis plus d'un an.

En revanche les valeurs liées aux services de base, traditionnel refuge des investisseurs frileux, ont affiché la plus forte progression de la séance (+0,89%).

Mais globalement, a noté M. Levy, "on a une journée tranquille et un marché stable, les investisseurs continuant à ruminer sur les entreprises et les secteurs qui sortiront gagnants ou perdants dans un environnement marqué par des taux d'intérêt relevés", si la Réserve fédérale décide le mois prochain de renchérir le loyer de l'argent aux Etas-Unis, comme beaucoup s'y attendent.

"Le président de la Réserve fédérale de San Francisco (John) Williams a l'air de pencher pour une hausse en décembre, mais celui de la Fed de Chicago (Charles) Evans a l'air d'être disposé à attendre un peu plus longtemps. (...) Leurs points de vue divergents ne surprennent ni les observateurs de la Fed, ni le marché en général", a souligné pour sa part Patrick O'Hare, chez Briefing.

Dans un entretien au quotidien USA Today, M. Williams a affirmé qu'il y avait "des arguments très solides" plaidant pour une hausse des taux d'intérêt en décembre, suivie d'autres mesures graduelles de normalisation, vu le niveau très bas du chômage à 5%.

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