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11/11/2015 01:45 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

"Un climat pesant" au Vatican, affirme le numéro deux du Saint-siège

"Un climat pesant" règne au Vatican après le nouveau "Vatileaks" dévoilant les privilèges et gabegies dans le petit Etat, et "il faudra vaincre des résistances" aux réformes du pape François, a reconnu le numéro 2 du Vatican.

"Je ne crois pas que ces polémiques puissent créer une atmosphère sereine. Il y a effectivement un climat pesant", a admis le cardinal italien Pietro Parolin, secrétaire d'Etat et bras droit du pape, s'exprimant mardi soir en marge d'une conférence au Vatican et dont les propos sont rapportés mercredi par Radio Vatican.

Deux livres publiés par des journalistes italiens ont révélé des frasques financières, jetant une lumière peu amène sur le train de vie luxueux de certains cardinaux, et sur différents détournements de fonds.

Mgr Parolin a reconnu des "résistances" aux changements voulus par Jorge Bergoglio, que celui-ci a l'intention de mener à bien, comme il l'a réaffirmé dimanche dernier lors de l'Angelus.

"Nous sommes tous tentés de continuer ce que nous avons toujours fait, la même routine. Et dans ce sens il faudra effectivement vaincre des résistances. Dire que ces résistances sont physiologiques, c'est trop peu. Dire qu'elles sont pathologiques c'est trop. Il faudrait les affronter de manière constructive. Une chose est sûre : tous veulent que les choses s'améliorent", a observé le cardinal.

Le numéro deux du Saint-Siège a encore estimé que "les attaques qu'on lit dans la presse sont très émotives, voire même hystériques" et "pas bien intentionnées".

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