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11/11/2015 04:53 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Thomas Bach croit que la Russie pliera

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, croit que la Russie prendra les mesures nécessaires pour s'assurer de se conformer aux normes mondiales antidopage à temps pour permettre à ses athlètes de prendre part aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Au cours d'une entrevue accordée à la télévision néo-zélandaise mercredi, Bach a refusé de dire si le CIO allait répondre favorablement aux recommandations de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de bannir la sélection russe d'athlétisme des prochains Jeux d'été.

L'AMA a émis lundi un rapport accablant pour le sport russe, étalant au grand jour ce qui semble être une politique étatisée de dopage.

Bach a déclaré que ce délicat dossier -- qu'il a décrit comme une 'anomalie de fonctionnement dans un pays' -- était maintenant dans les mains de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

Début d'ouverture?

Pendant ce temps à Moscou, le ministre russe des sports Vitali Moutko a laissé entendre que la Russie était prête à nommer un « spécialiste étranger » à la tête de son laboratoire antidopage.

Le responsable de ce laboratoire, Grigori Rodtchenkov, a démissionné tard mardi soir après avoir été accusé d'être au coeur d'un système généralisé de dopage des athlètes russes, en détruisant les tests positifs aux produits dopants.

« Nous sommes tout à fait ouverts et même prêts si nécessaire à nommer un spécialiste étranger à la tête de ce laboratoire à l'issue de consultations avec l'Agence mondiale antidopage (AMA) », a indiqué M. Moutko à l'agence de presse R-Sport.

« Nous sommes prêts à vérifier encore une fois tous les faits signalés par l'AMA, et à suivre toutes les recommandations de l'agence », a assuré M. Moutko.

« C'est naïf et ridicule de penser que nous investissons des milliards de roubles dans la lutte antidopage pour, ensuite, couvrir un sportif qui va nous apporter une médaille de plus », a-t-il argumenté, cité par l'agence de presse Interfax.

« Nous avons besoin d'un sport propre et non pas d'une victoire à tout prix », a assuré le ministre.

La commission d'enquête indépendante de l'AMA a également demandé que la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) suspende la Russie de toute compétition.

L'IAAF doit se réunir vendredi pour prendre une décision.