NOUVELLES
11/11/2015 06:36 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Mondial-2018/qualif. - Neymar revient, le Brésil ressuscité en Argentine ?

Le Brésil compte sur le retour de Neymar, actuellement en grande forme, pour chasser les doutes face à l'Argentine, l'éternel rival, toujours privé de Messi et qui va guère mieux, jeudi à Buenos Aires (vendredi 00h00 GMT, 01h00 française), lors de la 3e journée des qualifications sud-américaines pour le Mondial-2018.

Même s'il n'y a pas encore urgence pour les deux poids lourds du continent, respectivement 5e et 7e au classement, ce "superclasico" est tout de même précédé d'une pression particulière pour ces deux nations fortes du continent, d'ordinaire interdites de perdre lorsqu'elles s'affrontent.

Brillant avec le FC Barcelone, Neymar vient injecter un peu de sérénité à la Seleçao et surtout de l'allant dans son jeu. Le numéro 10 brésilien a en effet fini de purger ses quatre matches de suspension, infligés lors de la Copa America. Une éternité pour le sélectionneur Dunga.

"Contre l'Argentine, c'est toujours une guerre et le rival va devoir se surpasser sans Messi. Nous avons nous-mêmes été privés de Neymar et nous sommes très heureux qu'il revienne. Cela augmente beaucoup notre potentiel", s'est félicité l'ancien champion du monde 1994, de plus en plus critiqué.

Sans leur prodige, les Auriverde ont effectivement très mal entamé la phase qualificative, avec une défaite contre le Chili (2-0), avant de se reprendre face au Venezuela (3-1). Autant dire qu'une victoire contre le voisin honni serait plus que la bienvenue.

Le retour du "capitao", désigné comme tel par Dunga depuis qu'il a repris les rênes de la Seleçao après la débâcle du Mondial-2014, marqué par l'humiliation historique subie en demi-finale 7-1 contre l'Allemagne, permettra-t-il au Brésil de retrouver des couleurs ?

S'il parvient à briller autant qu'avec le Barça, où il fait presque oublier Messi, l'espoir est de mise. Premier au classement des buteurs de la Liga espagnole avec 11 réalisations, il vient notamment d'inscrire un but de grande classe contre Villarreal, un enchaînement sombrero-volée qui a tourné sur tous les écrans du monde.

Mais le chantier de la Seleçao concerne également sa défense, particulièrement peu sereine, alors que Dunga persiste à se passer de Thiago Silva, dont les excellentes performances actuelles avec le PSG ne font pas oublier son Mondial-2014 (larmes avant la séance de tirs au but contre le Chili en 8es de finale, suspension pour la demi-finale face à l'Allemagne), ni sa piteuse Copa America (élimination en quarts de finale).

Si David Luiz est bien opérationnel, après sa blessure au genou contractée le 8 octobre face au Chili, deux joueurs notables feront défaut à l'arrière-garde, le stoppeur Marquinhos et le latéral gauche Marcelo. Ce dernier, touché aux ischio-jambiers avec le Real Madrid contre le Paris SG (1-0) en Ligue des champions, était pourtant en pleine forme.

Côté argentin, les absences sont également nombreuses. Outre Messi, l'attaque sera privée de Kun Agüero (cuisse), Carlos Tevez, forfait de dernière minute en raison d'une blessure au genou gauche, et Javier Pastore (mollet).

Or l'Albiceleste, qui reste sur deux finales perdues au Mondial-2014 contre l'Allemagne et à la Copa America cet été face au Chili, balbutie son football depuis le début des éliminatoires, plombé par une défaite à domicile contre l'Equateur (2-0) et un nul au Paraguay (0-0).

Dans l'ambiance survoltée de l'Estadio Monumental, la pression sera grande sur le 11 argentin, qui s'appuiera tout de même sur Angel Di Maria, qui monte en puissance avec le Paris SG, et sur d'habituels remplaçants: Gonzalo Higuain, Ezequiel Lavezzi et Paulo Dybala, révélation de la Juventus.

Mardi, l'Argentine jouera en Colombie pour la 4e journée, tandis que le Brésil recevra le Pérou.

jt/pal/nip/agu