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11/11/2015 10:01 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

La résolution de la crise syrienne "n'est pas une question de personne" (Rohani)

La résolution de la crise syrienne ne tourne pas autour du sort du président Bachar al-Assad, mais de la nécessité d'avoir un Etat fort à Damas pour lutter contre le terrorisme, a estimé le président iranien Hassan Rohani dans un entretien diffusé mercredi par des médias français.

Ce "n'est pas une question de personne, il est question de la sécurité et de la stabilité (de la Syrie)", a déclaré M. Rohani selon la traduction de la chaîne France 2. Le président iranien n'a toutefois pas cité le nom du président Assad.

"Nous devons tous faire des efforts pour éradiquer le terrorisme en Syrie et faire en sorte que la paix et la stabilité reviennent", a-t-il ajouté dans cette interview également à la radio Europe 1.

Et quant à la personne chargée de gouverner le pays, "tout est entre les mains des Syriens. C'est à eux de décider qui est leur chef et comment doit être l'Etat", a ajouté M. Rohani, dont le pays soutient sans faille le régime de Damas depuis le début de la guerre civile.

Le sort du président Assad, que les Occidentaux et les pays arabes considèrent comme principal responsable du conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis mars 2011, a fait achopper plusieurs tentatives internationales de résolution du conflit.

Pour l'Iran comme pour la Russie, autre allié majeur de Damas, la priorité est la lutte contre le terrorisme en Syrie.

"Pensez-vous que l'on peut lutter contre le terrorisme sans un Etat légitime à Damas? Quel pays a réussi à combattre le terrorisme sans un Etat fort? L'Etat syrien doit être un Etat fort pour pouvoir lutter contre le terrorisme", a insisté M. Rohani.

"Nous devons tout d'abord, en Syrie, éradiquer le terrorisme. C'est la première priorité (...) On doit créer la sécurité pour que le peuple puisse rentrer chez lui", a ajouté le président iranien.

Le conflit qui ravage la Syrie a fait des millions de réfugiés dans les pays voisins, et désormais en Europe, à son tour touchée par un afflux d'exilés.

Une nouvelle réunion internationale sur le conflit syrien doit se tenir samedi à Vienne. Une première réunion le 30 octobre y avait réuni 17 pays, dont les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite et l'Iran pour tenter de dessiner les contours d'une transition politique en Syrie.

La diffusion de l'interview de M. Rohani intervient à quelques jours de la première visite en France du président iranien, qui doit rencontrer mardi son homologue français François Hollande.

cf/ger