BIEN-ÊTRE
11/11/2015 07:14 EST | Actualisé 11/11/2016 09:13 EST

Petit guide éthique: quoi faire ou ne pas faire le jour du Souvenir (VIDÉOS/INFOGRAPHIES)

Grant is a Grant/Flickr
I wanted to create something for Remembrance Day and go slightly outside the box, so I tried my hand at iPhone + iPad lightpainting again. The phone's screen illuminates the poppy (softer than a flashlight) and an image of a maple leaf from an iPad provides the backdrop.I tried a couple different variants, but I couldn't get it to look exactly how I wanted - particularly the third variant with three different coloured leaves. Still, hopefully it's a neat little tribute.

Saviez-vous qu'il est mal vu pour un homme de garder son chapeau lors de la cérémonie du jour du Souvenir? Ou qu'il faut éviter de réutiliser le même coquelicot deux années d'affilée? Bienséance, quand tu nous tiens! Voici quelques règles à respecter pour un jour du Souvenir sans faux pas.

Un texte de Angie Bonenfant

Les hommes et les femmes qui ont servi notre pays depuis la Première Guerre mondiale méritent tout notre respect. Leur rendre hommage est la moindre des choses, mais encore faut-il que cela soit fait de la bonne façon!

L'auteure et spécialiste de l'étiquette Julie Blais-Comeau s'est penchée sur cette question délicate. « Les gens ont beaucoup de questions. Ils m'ont écrit, parce qu'ils ne savent pas toujours quel comportement adopter lors de cette journée spéciale », a-t-elle expliqué en entrevue.

LIRE AUSSI:

» Le jour du Souvenir ne deviendra pas férié au Québec

» Le jour du Souvenir est-il important pour les Canadiens?

» Le Jour du Souvenir en 7 questions

Le coquelicot : portez-le fièrement, mais correctement

L'une des erreurs les plus courantes est de vouloir embellir le coquelicot ou d'en modifier son apparence. Mauvaise idée, rappelle Mme Blais-Comeau. La règle, c'est de le laisser tel quel.

On a tous en mémoire l'impair commis par l'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois, qui avait orné le centre de son coquelicot d'une fleur de lys, en 2012.

En fait, dans son Manuel du coquelicot, la légion royale canadienne stipule qu'on ne devrait d'aucune façon altérer le coquelicot.

Mise à part l'aiguille avec laquelle il a été livré, le coquelicot ne devrait être attaché avec aucun autre type d'épingle. Contrairement à ce qui a été vu lors de nombreuses cérémonies, il faut éviter d'utiliser une épinglette à l'effigie du drapeau canadien pour le fixer à son veston.

Que faire de son coquelicot une fois le jour du Souvenir passé? Peut-on le réutiliser l'année prochaine? Pas vraiment, soutient Mme Blais-Comeau.

D'année en année, il faut se procurer un nouveau coquelicot. « L'argent qui sert à l'acheter, c'est un don qui permet aux vétérans d'obtenir des soins et à leur famille de recevoir de l'aide », précise-t-elle.

Par contre, on peut facilement disposer d'un coquelicot en le mettant dans son bac de recyclage.

Si vous prenez part à une cérémonie du jour du Souvenir, vous êtes invité à le déposer au pied du monument.

Jour du Souvenir : évitez les faux pas

Lors de la cérémonie commémorant le jour du Souvenir, on peut être porté à mettre ses plus beaux vêtements.

Attention, toutefois, les hommes ne doivent pas oublier de retirer leur couvre-chef pendant l'hymne national et les deux minutes de silence. Les femmes peuvent garder leur chapeau pourvu qu'il n'obstrue pas la vue des autres participants.

Lors de la cérémonie, on évite de prendre des égoportraits. « Mieux encore, conseille Mme Blais-Comeau, on éteint son téléphone cellulaire. »

À 11 h, l'heure est au recueillement, on baisse la tête et on reste immobile.

Le jour du Souvenir, on ne doit absolument pas porter les médailles ou l'uniforme d'une personne qui est allée à la guerre.

« On peut comprendre par ce geste la fierté de raconter l'histoire d'un grand-parent, par exemple, qui a pris part à une guerre. Mais ce serait un manque de respect d'agir ainsi. Mieux vaut apporter l'uniforme ou les médailles dans une boîte spéciale », conseille Julie Blais-Comeau.

Respectons nos vétérans

Comment doit-on aborder un vétéran sans avoir l'air de s'immiscer dans sa vie privée?

« Tout simplement en disant merci! », suggère Mme Blais-Comeau.

« Même lorsque ce sont des militaires en uniforme, on leur dit merci de nous donner ce privilège de vivre ici, d'être Canadiens, d'assurer la paix dans le monde. À chaque fois que j'ai fait ça, j'ai eu la grande chance d'entendre un petit bout d'histoire! »

« Les vétérans sont pleins d'émotion, ils sont tristes, mais ils souhaitent raconter ce qu'ils ont vécu », conclut-elle.

Julie Blais-Comeau est l'auteure du livre : Quoi dire, comment faire et quand?

À voir également: