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11/11/2015 17:10 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Israël/Palestiniens: une solution à deux Etats "n'est pas un rêve impossible", dit Kerry à l'ONU

Une solution à deux Etats, Israël et un Etat palestinien, "n'est pas un rêve impossible" mais demandera du courage, a dit le secrétaire d'Etat américain John Kerry mercredi à l'occasion d'une réunion de dignitaires israéliens aux Nations unies à New York.

M. Kerry était dans les locaux de l'ONU pour assister à une cérémonie de commémoration du discours de l'ambassadeur d'Israël Chaim Herzog en 1975, où il avait dénoncé une résolution des Nations unies assimilant le sionisme à une forme de racisme.

"Le rêve sioniste embrasse le concept d'Israël comme une démocratie juive, une lueur d'espoir pour toutes les nations", a dit M. Kerry. "Ce rêve ne peut subsister qu'avec deux Etats vivant côte à côte en sécurité. Nous savons tous, après des années d'efforts et de discussions, que ce n'est pas un rêve impossible. On peut y arriver".

Ses déclarations interviennent quelques jours après la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington, au cours de laquelle il n'a pas montré une grande volonté de raviver les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Ces pourparlers sont à l'arrêt depuis l'échec des efforts entrepris par M. Kerry en avril de l'année dernière.

Choisir de reconnaître un Etat palestinien "demande du courage", a poursuivi M. Kerry.

"La peur et le sectarisme peuvent être défaits, mais ce sont des choix que nous devons faire aujourd'hui. Maintenant c'est à notre tour", a-t-il ajouté.

Relancer des négociations en vue d'un processus de paix est une des priorités du Conseil de sécurité des Nations unies. Ses membres étudient actuellement un projet de résolution présenté par la Nouvelle-Zélande, qui déclare qu'une solution à deux Etats "est le seul chemin crédible vers la paix" et demande aux deux parties de se tenir prêtes pour une reprise des négociations.

Une reprise des pourparlers de paix permettrait également d'éloigner les craintes d'une troisième intifada, espèrent des diplomates aux Nations unies.

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