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11/11/2015 07:45 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Hugo Barrette, le miraculé de la piste

Hugo Barrette l'a échappé belle. Non seulement le cycliste n'a pas de vertèbre cervicale fracturée, mais il a déjà recommencé à pédaler... sur un vélo stationnaire!

Un texte de Jean-Patrick Balleux

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Le Québécois a effectué une fâcheuse sortie de piste le 27 octobre lors d'un entraînement en vue de la première Coupe du monde de la saison à Cali, en Colombie. L'accident l'a laissé inconscient pendant un moment.

Lundi soir, il a passé une batterie de tests à Toronto auprès d'un chirurgien orthopédique reconnu.

Barrette est donc soulagé d'apprendre qu'il ne devrait pas mettre un terme à sa saison et possiblement, une croix sur les Championnats du monde et les Jeux olympiques.

« Le pire aurait été n'importe quelle cassure. Il aurait fallu que j'arrête le vélo pendant un moment et même ma carrière », a confié à Radio-Canada Sports l'athlète originaire des Îles-de-la-Madeleine.

« Ça me donne des ailes d'entendre la bonne nouvelle. J'ai été chanceux comme personne. Une chance d'une vie. Je vais me servir de cette motivation pour revenir sur pied le plus tôt possible. »

Selon le règlement de l'Union cycliste internationale, chaque athlète doit prendre part à deux des trois Coupes du monde cet automne (Colombie, Nouvelle-Zélande et Hong Kong) pour pouvoir participer aux Championnats du monde sur piste, le seul endroit où il sera possible d'obtenir une qualification pour les Jeux de Rio.

Ayant déjà raté celle de Cali, et peut-être trop mal en point pour le rendez-vous néo-zélandais, le triple médaillé (2 or, 1 bronze) des Jeux panaméricains de Toronto a craint le pire.

« Je vais faire un peu de vélo stationnaire, mais je ne peux pas retourner sur la piste avant une semaine (à Milton en Ontario) pour ne pas risquer de tomber sur la tête », a expliqué le cycliste.

Il s'en sort donc avec une grosse commotion cérébrale, une petite fêlure dans le bas du dos et un énorme pansement sur le nez.

« Tous les médecins n'en reviennent pas. Mon corps récupère vraiment vite. Je fais tout pour me reposer. J'ai une bonne machine. (...) Mais dans ce cas-ci, c'est vraiment une bénédiction. Deux semaines et ce sera presque guéri alors qu'habituellement, ça prend six semaines. »

Un miraculé de la piste, Hugo Barrette?

« C'est très proche du mot. Ça aurait pu facilement tourner du côté de l'enfer. »