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11/11/2015 02:18 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Erdogan remet sur la table l'idée d'une "zone sécurisée" en Syrie avant le G20

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a remis sur la table mercredi l'idée d'une "zone sécurisée" dans le nord de la Syrie pour accueillir les déplacés, à quelques jours d'un sommet crucial des dirigeants des pays du G20.

"Proclamons une zone nettoyée des terroristes, une zone d'exclusion aérienne, réglons cette affaire", a exhorté le chef de l'Etat turc lors d'un discours à Ankara.

"Des mesures plus réalistes doivent être prises pour trouver une solution incluant notre proposition d'établir une zone de sécurité nettoyée du terrorisme", a-t-il insisté.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des vingt pays les plus riches de la planète, dont les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, se réunissent dimanche et lundi dans la station balnéaire d'Antalya (sud) pour leur sommet annuel, avec à leur menu le conflit syrien et la crise des migrants.

La Turquie, qui accueille 2,2 millions de réfugiés syriens sur son sol, défend depuis des mois bec et ongles la création d'une zone sécurisée s'étendant d'Azaz à Jarablus, dans le nord de la Syrie, pour accueillir les déplacés syriens sur leur propre sol.

Les alliés de la Turquie, membre de l'Otan, ont jusque là opposé une fin de non-recevoir à ce projet, mais M. Erdogan a assuré mardi devant la presse que "les pays alliés ont commencé à en venir à ce point".

En parallèle, les médias turcs évoquent depuis une semaine l'hypothèse d'une intervention au sol contre l'EI, que les dirigeants du pays n'ont pas formellement exclue.

"Il faut une stratégie intégrée incluant une campagne aérienne et des troupes au sol", a déclaré lundi sur la chaîne américaine CNN le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. "S'il y a une coalition et une stratégie intégrée très bien conçue, alors la Turquie est prête à y participer", a-t-il ajouté.

Longtemps accusée de complaisance envers les rebelles syriens les plus radicaux, Ankara a rejoint l'été dernier la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis.

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