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11/11/2015 02:40 EST | Actualisé 11/11/2016 00:12 EST

Chine: une haute dirigeante du Parti communiste objet d'une enquête

Lü Xiwen, la numéro deux du Parti communiste chinois (PCC) pour la ville de Pékin, est sous le coup d'une enquête, ont annoncé mercredi les autorités, faisant d'elle la femme la plus haut placée à tomber depuis le début de la campagne anticorruption du président Xi Jinping.

Mme Lü, 60 ans, est soupçonnée de "graves violations de la discipline", selon le site internet de la Commission centrale d'inspection disciplinaire, le gendarme du Parti, une formule qui fait habituellement référence à des faits de corruption.

Lü Xiwen est également vice-maire de la capitale chinoise et membre suppléante du Comité central du PCC.

Les femmes sont rares dans les couches supérieures du pouvoir chinois, et les médias officiels présentaient Mme Lü comme la plus haute dirigeante à chuter depuis l'arrivée de Xi Jinping aux affaires début 2013.

Cette annonce intervient un jour après celle de l'ouverture d'une enquête sur Ai Baojun, vice-maire de Shanghai et directeur de la zone franche de la ville.

La corruption endémique qui mine le Parti-Etat chinois a été qualifiée de "danger mortel" pour le régime par M. Xi, et a conduit à l'arrestation de nombreux hauts dirigeants, dont Zhou Yongkang, l'ex-grand patron de la sécurité chinoise.

Le PCC a la haute main sur le système judiciaire et mène lui-même les enquêtes en son sein, sans aucun contrôle extérieur, avant de déférer en justice les personnes qu'il soupçonne de malversations. Elles sont jugées coupables dans 99% des cas.

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