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09/11/2015 23:04 EST | Actualisé 09/11/2016 00:12 EST

Russie: quatre banques mises en faillite

Les autorités financières russes ont fermé mardi quatre banques devenues trop fragiles pour fonctionner, qui s'ajoutent ainsi aux plus de 60 faillites bancaires de cette année, marquée par une profonde récession.

Dans plusieurs communiqués, la Banque centrale annonce le retrait de la licence bancaire de RSB 24, 124e banque russe par les actifs sur environ 750, mais aussi de la Banque régionale de développement (280e), de la Banque régionale d'Epargne (329e) et de Mejregionbank (502e).

Elle a également fermé un organisme non-bancaire de crédit, Top Credit.

Comme souvent pour les faillites bancaires, le régulateur invoque un niveau de capital insuffisant lié à des actifs de faible qualité.

Si des dizaines de petites banques ont été fermées ces derniers mois, rares sont celles de la taille de RSB 24 à avoir disparu purement et simplement du système, les autorités préférant organiser le sauvetage des plus gros établissements par leurs concurrents.

RSB 24 (Banque slave russe) a été fondée comme la plupart des banques russes en 1990 dans les derniers mois d'existence de l'URSS. La Banque centrale lui reproche également de ne pas respecter la législation en termes de blanchiment d'argent et d'avoir effectué des "transactions douteuses".

Le système bancaire a été durement ébranlé par l'effondrement du rouble de fin 2014, alors qu'il était déjà jugé particulièrement fragile avec environ 800 établissements de taille modeste et aux pratiques parfois douteuses. Les autorités avaient entrepris avant même la crise actuelle une purge du secteur pour le débarrasser de ses éléments faibles, qui s'est accélérée ces derniers mois.

Plus de 60 établissement ont perdu leur licence bancaire depuis le début de l'année 2015, marquée par une profonde récession à cause de la chute des cours du pétrole et des sanctions imposées par les Occidentaux à la suite de la crise ukrainienne.

L'effondrement du rouble a affaibli le capital des banques qui ont vu le coût de leurs crédits en devises étrangères s'envoler tandis que les impayés se sont accumulés, entreprises et particuliers peinant à rembourser leurs dettes.

gmo/all/at