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10/11/2015 18:23 EST | Actualisé 10/11/2016 00:12 EST

Mexique: amende record de 24,5 millions de dollars pour Telefonica, qui conteste

Le groupe espagnol de télécommunications Telefonica a annoncé mardi son intention de saisir les tribunaux après s'être vu infliger une amende record de 24,5 millions de dollars par les autorités mexicaines, pour un service de téléphonie défaillant.

L'Institut fédéral des télécommunications (IFT), organisme mexicain de régulation des télécommunications, a sanctionné lundi l'entreprise de téléphonie mobile Pegaso PCS, filiale de Telefonica, pour "ne pas avoir respecté les niveaux minimums de qualité pour des services mobiles".

Après avoir analysé les services de cette entreprise dans la ville de Leon (centre), en janvier et février derniers, l'IFT a constaté "une proportion élevée de tentatives d'appels infructueuses".

Après avoir entendu les arguments de l'entreprise, le gendarme mexicain des télécommunications a décidé de sanctionner financièrement Telefonica.

Selon l'entreprise espagnole, il y a eu "des incohérences dans les mesures de surveillance" à l'origine de cette sanction, dont elle conteste également l'assise juridique.

L'entreprise espagnole a annoncé mardi dans un communiqué son intention de contester devant les tribunaux cette sanction qu'elle juge "disproportionnée et injustifiée".

Ce type de décision "ne bénéficie pas au marché des télécommunications au Mexique" et constitue un mauvais signal "qui démotive l'investissement dans le pays", ajoute Telefonica, soulignant que c'est la première fois que les autorités mexicaines sanctionnent un opérateur pour non-respect des normes.

"Depuis 2007, plusieurs entreprises n'ont pas respecté leurs engagements en termes de qualité et jamais elles n'ont été sanctionnés, et encore moins dans de telles proportions", souligne le communiqué.

La réforme du secteur des télécommunications au Mexique, lancée en juillet 2014 par le président Enrique Pena Nieto, vise notamment à stimuler la concurrence en s'attaquant aux entreprises du secteur bénéficiant d'une position dominante.

Dans le cadre de cette réforme, l'IFT a considéré que Televisa et América Móvil, du magnat Carlos Slim, constituaient des entreprises hégémoniques dans leur secteur respectif et leur a imposé des mesures anti-trust, telles que l'obligation de livrer gratuitement certaines infrastructures à leurs concurrents.

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