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10/11/2015 11:47 EST | Actualisé 10/11/2016 00:12 EST

Le patron de SNC-Lavalin aimerait qu'Ottawa modifie certaines règles

MONTRÉAL — Le chef de la direction de SNC-Lavalin aimerait que le nouveau gouvernement fédéral adopte un processus de règlement semblable à ceux en vigueur aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui permettrait aux entreprises canadiennes impliquées dans des actes répréhensibles de régler rapidement leurs problèmes et ainsi demeurer compétitives.

Lors de sa première allocution depuis qu'il a pris les rênes, le mois dernier, de la plus grande firme d'ingénieurs au Canada, Neil Bruce a affirmé que les accusations fédérales de fraude qui pesaient contre certaines entités légales de SNC-Lavalin rejaillissaient injustement sur 40 000 employés qui n'ont rien fait de mal.

Selon M. Bruce, le Canada devrait permettre de conclure des règlements avec les entreprises à l'extérieur du système de justice, afin que SNC et d'autres sociétés canadiennes ne soient pas désavantagées lorsqu'elles font concurrence à leurs paires des autres pays du G7.

Le patron de SNC-Lavalin assure que son entreprise a amélioré son programme d'éthique et de conformité depuis qu'elle et deux de ses filiales ont été accusées de fraude et de corruption en lien avec des contrats en Libye.

SNC a déjà indiqué qu'elle plaiderait non coupable aux accusations, tout en se disant prête à payer une amende pour les transgressions alléguées de ses anciens employés. 

Les procédures contre SNC devaient reprendre le 26 février.