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10/11/2015 09:49 EST | Actualisé 10/11/2016 00:12 EST

La maîtresse de Richard Oland témoigne au procès pour meurtre de Dennis Oland

SAINT-JEAN, N.-B. — Une femme qui entretenait une relation extraconjugale avec Richard Oland a essayé de le joindre à de nombreuses reprises sur son cellulaire la nuit avant que son corps ne soit retrouvé dans une mare de sang.

C'est le témoignage qu'a livré mardi Diana Sedlacek au procès pour meurtre de Dennis Oland, le fils de l'homme d'affaires néo-brunswickois.

Mme Sedlacek a expliqué à la Cour du Banc de la Reine qu'elle avait envoyé un dernier message texte à Richard Oland à 23:12, le 6 juillet 2011, et qu'elle lui avait lancé que c'était «pathétique» qu'il ne lui réponde pas.

La témoin a révélé avoir été la maîtresse de Richard Oland pendant près de huit ans. Elle a raconté au jury qu'ils se voyaient environ trois fois par semaine à Saint-Jean et qu'ils se fréquentaient également à l'extérieur de la ville.

Mme Sedlacek a soutenu que son mari, Jiri Sedlacek, n'avait découvert le pot aux roses que lorsque des enquêteurs lui ont rendu visite après la mort de son amant.

Le corps de Richard Oland a été trouvé dans son bureau de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick le matin du 7 juillet 2011. La victime a reçu environ 40 coups à la tête et au cou avant de succomber à ses blessures. La police n'a jamais retrouvé les objets avec lesquels les coups ont été assénés.

Son fils, Dennis, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité.

Mardi, le jury a également entendu le témoignage de Jiri Sedlacek. Ce cadre retraité de la compagnie Bata Shoes a dit avoir appris que sa femme le trompait en octobre 2012 lorsque son avocat lui a montré un article de journal détaillant la relation des amants.

«Qu'avez-vous à voir avec la mort de Richard Oland?», lui a demandé l'avocat de la Couronne Patrick Wilbur.

«Rien», a rétorqué le témoin.

L'avocat de la défense Alan Gold n'a pas manqué de faire remarquer que si M. Sedlacek était impliqué dans la mort de Richard Oland, il ne l'admettrait pas en cours de procès.

«Je n'ai rien à voir avec la mort de Richard Oland», a insisté le témoin qui a assuré ne jamais avoir trompé sa femme et ne pas avoir été au courant de la relation extraconjugale de son épouse.

Me Gold a noté que les enquêteurs ne lui avaient parlé que deux fois pour lui demander où il était le soir du 6 juillet 2011. «Était-ce là l'essentiel de leur enquête?», s'est interrogé l'avocat.

«Je crois que oui», a répondu M. Sedlacek.