POLITIQUE
10/11/2015 02:02 EST | Actualisé 10/11/2016 05:12 EST

La GRC ne sait toujours pas d'où venait l'arme de Michael Zehaf Bibeau

GRC

OTTAWA — Plus d'un an après l'attaque de Michael Zehaf Bibeau sur la colline du Parlement à Ottawa, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) n'a toujours pas trouvé où le terroriste s'était procuré son arme.

Selon une source près de l'enquête, il s'agit de l'élément le plus frustrant pour les enquêteurs qui tentent de déterminer le fil des événements qui ont mené à la fusillade du 22 octobre 2014.

La GRC tente notamment d'établir si Zehaf Bibeau avait des complices, mais aucune preuve n'a permis de le démontrer hors de tout doute.

Mercredi, à l'occasion du jour du Souvenir, de nombreux Canadiens vont se rassembler au Monument commémoratif de guerre, là où Zehaf Bibeau a abattu le caporal Nathan Cirillo de trois balles dans le dos avec une carabine Winchester .30-30.

Le tireur de 32 ans a ensuite marché vers la colline du Parlement, est entré dans l'édifice, a tiré de nombreux coups de feu avant d'être abattu dans le Hall d'honneur, non loin d'où l'ex-premier ministre Stephen Harper et de nombreux députés se trouvaient.

La GRC a déjà affecté plus de 130 enquêteurs et employés à cette affaire, les menant à interviewer des centaines de personnes à travers le pays. Aucun complice n'a toutefois été arrêté.

Le commissaire de la GRC, Bob Paulson, a rendu publique une photo de l'arme de Zehaf Bibeau, en mars, «qui semble unique, dans l'espoir que quelqu'un la reconnaisse».

Le mécanisme à levier de cette carabine à un coup semble tout droit sorti d'un western hollywoodien, plutôt que d'une fusillade moderne. Mais puisque Zehaf Bibeau détenait un casier judiciaire, il n'aurait pas été autorisé à se procurer un fusil et la Winchester était possiblement la seule arme qu'il ait pu trouver.

Le jour avant de commettre l'attaque, Zehaf Bibeau était allé visiter sa tante à Mont-Tremblant, où il a été vu avec un long couteau. Ce couteau était attaché à son poignet lorsqu'il a été abattu le lendemain.

Les enquêteurs croient que le suspect est allé chercher la carabine dans une cachette qu'il avait sur la propriété de sa tante. «Nous n'avons pas été mesure de conclure cela avec certitude et l'enquête est donc arrivée à un cul-de-sac», a expliqué la source qui est bien au fait de l'enquête.

Déjà publié sur le HuffPost:

Galerie photo Fusillade à Ottawa Voyez les images