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10/11/2015 05:28 EST | Actualisé 10/11/2016 00:12 EST

Enquête sur les femmes autochtones: des consultations débuteront sous peu

OTTAWA — Le gouvernement libéral amorcera dans les quelques «prochaines semaines» le processus de consultation des Canadiens sur la meilleure manière de procéder pour l'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, a affirmé la nouvelle ministre des Affaires autochtones et du Nord.

En entrevue à La Presse Canadienne, Carolyn Bennett a indiqué que le début des consultations préalables à l'enquête serait annoncé avant la fin du mois.

Les familles des victimes, des représentants des provinces et des territoires et des organisations communautaires seront impliqués, a-t-elle affirmé.

La ministre a dit croire important de se rassembler avec les familles, mais a ajouté que le gouvernement voudra aussi aller s'entretenir avec des gens qui ne viendront pas à leur rencontre. Elle a également dit entrevoir la pertinence d'une consultation sur Internet.

Selon Mme Bennett, l'établissement d'une feuille de route pour l'enquête sera clé, ce qui devrait inclure de préciser son mandat et de déterminer le nombre de commissaires. Dans leur plateforme électorale, les libéraux avaient promis de dépenser 40 millions $ sur deux ans pour cette enquête.

Des experts des questions autochtones — en outre le juge Murray Sinclair, président de la Commission de vérité et réconciliation, qui s'est penchée sur le passé tragique des pensionnats autochtones — estiment extrêmement important que le gouvernement établisse avec soin les termes et l'échéancier de l'enquête.

Le militant ojibwé Joan Jack, un avocat à la retraite ayant été candidat à la direction de l'Assemblée des Premières Nations, figure parmi des observateurs qui souhaitent voir l'enquête examiner les violences qui ont cours tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des communautés autochtones.

Mme Bennett a fait écho à ces préoccupations, lundi.

«La plupart des gens que j'ai entendu veulent un mandat assez large pour se pencher sur ces enjeux complexes», a-t-elle affirmé.

La ministre, porte-parole libéral en matière d'affaires autochtones de longue date, a noué des relations fortes auprès des Premières Nations qui devraient être clé alors qu'elle amorce un travail complexe et qui sera assurément surveillé de près. Sa première tâche sera de rétablir un climat de confiance.