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09/11/2015 19:15 EST | Actualisé 09/11/2016 00:12 EST

Elections en Birmanie: décompte au compte-goutte confirmant une victoire écrasante d'Aung San Suu Kyi

Le décompte des résultats en Birmanie, avançant au compte-gouttes, confirmait mardi matin une victoire écrasante du parti de l'opposante Aung San Suu Kyi.

A la chambre basse du Parlement, la plus importante avec 323 sièges en jeu, les premiers résultats portant sur 54 sièges indiquent que la Ligue nationale pour la démocratie (LND) en a remporté 49, contre trois pour le parti au pouvoir, l'USDP.

La commission électorale s'est lancée dans un long égrenage des résultats qui pourrait durer jusqu'à mardi soir ou plus.

Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi a revendiqué lundi une victoire écrasante aux élections législatives de dimanche, qui ouvrent la voie à un changement historique dans l'ex-Etat paria.

Devant le siège de la LND à Rangoun, les organisateurs ont démonté l'écran géant où des centaines de partisans suivaient encore lundi soir l'égrenage des résultats.

Arrivée aux marches du pouvoir après des décennies de dissidence (dont plus de 15 ans en résidence surveillée), la "Dame", âgée de 70 ans, se montre prudente et appelle ses partisans à la patience.

Les premières circonscriptions tombées se trouvent dans les régions de Rangoun et Mandalay, la deuxième ville du pays, traditionnellement pro-LND. Mais les derniers résultats tombés mardi matin montrent que la LND domine, même dans des régions comme celle du delta de l'Irrawaddy.

L'USDP garde en revanche une influence dans des régions comme l'Etat Kayah ou l'Etat Shan, en proie à des conflits armés ethniques, où la "Dame de Rangoun" a pourtant fait une intense campagne.

La LND affirme avoir remporté au niveau national plus de 70% des sièges, un chiffre impossible à confirmer de source indépendante.

Ce score permettrait à Aung San Suu Kyi d'avoir une majorité absolue malgré la présence d'un quart de députés militaires, non favorables à la LND.

Après des décennies de junte militaire, puis de domination de ses héritiers depuis les réformes démocratiques lancées en 2011, cela représenterait une révolution complète et inédite pour la scène politique birmane.

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