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10/11/2015 03:44 EST | Actualisé 10/11/2016 00:12 EST

Brexit: certaines demandes de Londres "hautement problématiques" (Commission européenne)

Certaines des demandes formulées par le Royaume-Uni sont "hautement problématiques", a souligné un porte-parole de la Commission européenne, après que David Cameron a formalisé une liste de revendications adressées à l'UE dans un courrier reçu mardi à Bruxelles.

"La Commission européenne vient juste de recevoir la lettre" du Premier ministre britannique, a indiqué Margaritis Schinas devant la presse, précisant y voir "un certain nombre d'éléments qui apparaissent faisables", comme la volonté de "renforcer le rôle des parlements nationaux".

Mais la Commission voit aussi dans les demandes britanniques "certains sujets qui sont difficiles", comme celles liées aux relations entre les membres et non-membres de la zone euro, a ajouté M. Schinas.

Surtout, le porte-parole de l'exécutif européen a noté que certaines demandes "sont hautement problématiques, car touchant aux libertés fondamentales de notre marché intérieur".

"La discrimination directe entre citoyens européens entre clairement dans cette catégorie", a-t-il poursuivi, en référence aux aides sociales auxquelles le Royaume-Uni veut limiter l'accès pour les migrants européens.

David Cameron a envoyé mardi une lettre aux institutions européennes précisant l'ensemble de ses conditions afin qu'il fasse campagne pour que son pays reste dans l'UE, lors d'un référendum prévu d'ici fin 2017.

Lors d'un discours à Londres, le dirigeant britannique s'est dit "confiant" sur le fait de trouver un accord avec l'UE. Mais il a assuré qu'il "reconsidérera" l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE s'il n'obtient pas les réformes demandées.

"Les négociations peuvent maintenant commencer", a lancé de son côté le président du Conseil européen (qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement), sur son compte Twitter, annonçant qu'il lancerait "la semaine prochaine des consultations bilatérales" avec les Etats membres sur ce sujet.

De son côté, le chancelier de l'Echiquier George Osborne, qui se trouvait mardi à Bruxelles pour des entretiens avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker et le patron de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, a jugé que Londres pourrait obtenir les réformes qu'il estime nécessaires.

"Aujourd'hui, la renégociation avec la Grande-Bretagne a officiellement démarré. Nous voulons des changements et des réformes tels que la Grande-Bretagne puisse rester dans l'Union européenne", a déclaré M. Osborne, proche allié politique de David Cameron, aux journalistes.

"Nous allons nous asseoir autour de la table, les négociations vont débuter et je pense qu'il y a vraiment une bonne chance maintenant de parvenir aux réformes que nous vouloir tous voir", a-t-il affirmé.

Mais les négociations s'annoncent ardues.

"A un moment, il faudra bien qu'ils (les Britanniques) descendent de leur piédestal", a confié à l'AFP une source européenne.

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