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10/11/2015 15:36 EST | Actualisé 10/11/2016 00:12 EST

Algues record dans le lac Érié cet été

TOLEDO, Ohio — La prolifération des algues sur le lac Érié cet été fut la plus importante jamais documentée et a laissé une épaisse couche sur une surface du lac équivalant à la taille de la ville de New York.

L'efflorescence algale, aidée par des pluies abondantes, a surpassé l'éclosion record de 2011, qui s'étendait de Toledo à Cleveland, a indiqué mardi l'administration américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Au début et à la mi-août, l'écume des algues couvrait environ 780 kilomètres carrés.

Mais la véritable efflorescence était beaucoup plus grande. Les experts en sont toujours à déterminer sa grosseur exacte, mais il est déjà clair qu'elle était plus grosse que toute autre jamais mesurée, a affirmé Richard Stumpf, un chercheur à la NOAA.

La colonie d'algues s'est tenue vers le centre du lac entre le Canada et l'Ohio et loin de la rive, ce qui a atténué l'impact sur les plaisanciers et les usines d'eau potable.

En août 2014, les toxines d'une colonie beaucoup plus petite avait contaminé l'eau potable de 400 000 personnes dans la région de Toledo et d'une frange du sud-est du Michigan.

De fortes pluies en Ohio en juin et en juillet ont largué d'importantes quantités de phosphore, dont se nourrissent les algues, dans le lac. Les plantes sont reliées au phosphore que contiennent les fertilisants agricoles, le fumier du bétail et les usines de traitement des eaux usées. Elles ont envahi le tiers ouest du lac au cours de la dernière décennie, donnant une couleur verdâtre à ses eaux.

Elles sont également responsables d'avoir contribué à la création de zones mortes du lac où les poissons ne peuvent survivre.

L'Ohio, le Michigan et l'Ontario ont accepté en juin de réduire de façon considérable le montant de phosphore qui se retrouve dans le lac au cours des dix prochaines années, notamment en limitant les périodes d'épandage du fumier et d'utilisation de fertilisants pour les agriculteurs.