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09/11/2015 07:25 EST | Actualisé 09/11/2016 00:12 EST

Un ancien ministre accusé de corruption au Nigeria

Un ancien ministre qui avait perturbé l'annonce du résultat des élections du début de l'année au Nigeria a été accusé lundi de corruption passive et fausse déclaration de patrimoine devant une cour anti-corruption d'Abuja.

Godsday Orubebe, ministre du Delta du Niger, le sud pétrolier du Nigeria, sous le président Goodluck Jonathan, est accusé d'avoir omis de déclarer deux biens en sa possession au moment de sa prise de fonction en juin 2011.

Il est aussi accusé d'avoir reçu 70 millions de nairas (350.000 dollars, 328.000 euros) de pots-de-vin, selon l'audience devant le Tribunal du code de conduite à Abuja - cour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus.

M. Orubebe a plaidé non coupable et le dossier a été ajourné au 26 novembre.

Le ministre du Delta du Niger est chargé du développement de la région où, malgré l'industrie pétrolière, la plupart des habitants vivent dans la pauvreté.

L'ancien ministre âgé de 56 ans avait provoqué un vif émoi lors des élections du 28 mars où le président Jonathan et son parti, le PDP, avaient été battus par l'opposition et son candidat Muhammadu Buhari.

M. Orubebe avait accusé le chef de la commission électorale Attahiru Jega de partialité lors de la contestation d'une partie des résultats par le PDP. Il avait entrepris de protester en direct devant les caméras de télévision.

Le président Buhari, qui a pris ses fonctions fin mai, a fait de lutte contre la corruption, un aml endémique au Nigeria, une des priorités de son mandat. Plusieurs ministres et responsables politiques ont été interrogés ou inculpés dans ce cadre.

Parmi eux figure le président du Sénat, Bukola Saraki, troisième figure politique du Nigeria.

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