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09/11/2015 08:20 EST | Actualisé 09/11/2016 00:12 EST

Régler la crise au Yémen, indispensable pour aider la Somalie (Premier ministre)

Mettre fin à la crise au Yémen est indispensable pour empêcher des jihadistes du groupe Etat islamique de venir renforcer les shebab en Somalie, a affirmé lundi le Premier ministre somalien Omar Sharmarke devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Résoudre la crise au Yémen est crucial. Cela permettra d'empêcher les shebab de se renforcer grâce au groupe EI, qui utilise le Yémen comme base arrière", a dit Omar Abdirashid Ali Sharmarke.

Il s'exprimait à l'occasion d'une réunion du Conseil sur la Somalie et les récentes déclarations des shebab, qui ont affirmé prêter allégeance au groupe EI.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicide, parfois jusque dans la capitale somalienne, contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ainsi, un attentat des shebab début novembre contre un grand hôtel de Mogadiscio a fait 12 morts.

"Des attaques complexes contre des hôtels sont maintenant l'indication que même si la Somalie et ses partenaires internationaux ont gagné des batailles contre les shebab, il ne sont pas encore anéantis", a repris le Premier ministre.

Celui-ci a estimé que "la récente proclamation d'allégeance des shebab à l'EI" était un signe inquiétant et que la Somalie "ne peut se permettre d'avoir un espace que l'EI pourrait exploiter".

M. Sharmake a appelé à un soutien international pour ses forces de sécurité, qui sont déjà soutenues par les troupes de l'Amisom.

Les Nations unies espèrent annoncer la semaine prochaine une date pour la tenue des pourparlers de paix entre le gouvernement yéménite, soutenu par le voisin saoudien et les rebelles houthis, qui ont pris la capitale, Sanaa, l'an dernier.

Le pays est depuis plongé dans une grave crise politique et sécuritaire qui a fait quelque 5.000 morts, dont plus de la moitié de civils, selon l'ONU. La crise humanitaire au Yémen est l'une des plus graves au monde, selon l'ONU, avec plus de 80% de la population qui risque la famine.

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