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09/11/2015 06:04 EST | Actualisé 09/11/2016 00:12 EST

Le président afghan et les Etats-Unis condamnent la décapitation de 7 chiites

Le président afghan Ashraf Ghani et son allié américain ont condamné lundi la décapitation de sept personnes appartenant à la minorité chiite hazara dans une région reculée du sud-est de l'Afghanistan, où les combats font rage entre factions talibanes rivales.

Les autorités de la province de Zaboul ont indiqué que les corps de 4 hommes, deux femmes et un enfant, enlevés en octobre, ont été découverts dimanche dans le district de Khak-i-Afghan, où se déroulent depuis trois jours de sanglants combats entre les partisans du mollah Akhtar Mansour, successeur officiel du défunt mollah Omar, et ceux du mollah Mohammed Rassoul, désigné chef d'une faction dissidente la semaine dernière.

"Les meurtres cruels de civils innocents, et notamment ceux de femmes et d'enfants, ne peuvent être justifiés par aucune religion", a déclaré M. Ghani dans un communiqué, qui a également annoncé l'ouverture d'une enquête pour retrouver les "auteurs de ces crimes atroces".

Les Etats-Unis, par la voix de leur ambassade à Kaboul, ont également condamné cet acte.

Certains responsables ont accusé des militants se réclamant de l'organisation de l'Etat islamique (EI) d'avoir procédé à ces exécutions, à l'instar de Mohammed Nasratyar, gouverneur du district d'Arghandab, voisin de celui de Khak-i-Afghan. Mais les zones où se déroulent les combats sont en grande partie hors de contrôle du gouvernement, rendant ardue toute vérification indépendante.

Les combats entre les deux factions talibanes rivales qui ont éclaté samedi "se poursuivent" dans trois districts de la province de Zaboul et ont fait "plusieurs dizaines de morts", selon Islam Gul Seyal, porte-parole du gouverneur.

Le mollah Rassoul entend tirer les bénéfices de la colère de cadres talibans, furieux de la rapidité avec laquelle le mollah Mansour a été sacré. Ils accusent aussi la direction du mouvement de leur avoir caché pendant plus de deux ans la mort du mollah Omar, décédé en 2013.

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