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09/11/2015 04:29 EST | Actualisé 09/11/2016 00:12 EST

Banques: l'organisme mandaté par le G20 relève encore le niveau des exigences

Le conseil de stabilité financière (FSB), organisme mandaté par le G20 pour réformer le secteur bancaire, a publié lundi les règles finales concernant les liquidités que doivent détenir les banques dites "trop grosses pour faire faillite" pour faire face à une crise financière, relevant à nouveau le niveau des exigences.

Pour se conformer à ces exigences, les grosses banques ("too big to fail", en anglais) devront encore lever entre 457 et 1.100 milliards d'euros, a calculé le Comité de Bâle, un autre organisme chargé de mettre en place la réforme, dans une étude d'impact.

A compter du 1er janvier 2019, les 30 plus grosses banques considérées d'une importance systémique au niveau mondial (G-SIB) devront détenir un coussin de liquidités pour absorber les pertes équivalent à 16% de leur actifs pondérés en fonction des risques, a indiqué le FSB dans un communiqué, en précisant que ce niveau monterait à 18% d'ici le 1er janvier 2022.

Le dénominateur pour le "ratio de levier" sera quant à lui relevé à 6% à partir du 1er janvier 2019 et à 6,75% au 1er janvier 2022, a-t-il ajouté. Ce ratio donne une indication sur les engagements pris par les banques et est utilisé pour déterminer les fonds propres qu'elles doivent mettre de côté pour les assumer.

"Le FSB a convenu d'un standard mondial robuste de façon à ce que les G-SIB puissent faire défaut sans exposer le reste du système financier ou les fonds publics à un risque de pertes", a déclaré Marc Carney, le président du comité, également gouverneur de la banque d'Angleterre, cité dans le communiqué.

Dans une lettre adressée aux décideurs du G20 avant le sommet qui doit se tenir les 15 et 16 novembre à Antalya, en Turquie, Marc Carney a souligné que le succès des réformes ne pouvait être "absolu" dans la mesure où les institutions financières ne pouvaient pas être entièrement protégées contre les chocs externes.

"Mais ces propositions vont aider à changer le système de manière à ce que les banques individuellement ainsi que leurs investisseurs et leurs créditeurs assument les coûts de leur propre action", a-t-il ajouté.

Le conseil de stabilité financière avait été créé après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, avec pour objectif de renforcer le secteur et éviter que les contribuables ne soient de nouveau obligés de voler à la rescousses des banques pour éviter une déstabilisation du système financier.

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