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07/11/2015 23:39 EST | Actualisé 07/11/2016 00:12 EST

Yémen: les rebelles relancent une offensive dans le sud, contre toute attente

Les rebelles yéménites alliés à l'Iran ont reconquis des positions perdues ces derniers mois dans le sud lors d'une nouvelle tentative d'avancer vers Aden, la deuxième ville du pays où le gouvernement s'est installé, ont indiqué dimanche des sources militaires.

Dans la province de Lahej, voisine d'Aden, les rebelles chiites Houthis et leurs alliés ont positionné leurs forces sur une colline qui surplombe la base aérienne stratégique d'Al-Anad, selon ces sources.

Des troupes soudanaises, associées à la coalition arabe sous commandement saoudien qui combat les rebelles depuis mars, sont stationnées à Al-Anad. Le déploiement rebelle constitue "un réel danger" pour les forces progouvernementales et arabes, a affirmé une de ces sources à l'AFP.

Avec l'appui de la coalition arabe (aérien, terrestre et matériel), les forces anti-rebelles ont lancé une vaste contre-offensive en juillet, poussant les insurgés hors d'Aden et de quatre autres provinces du sud (Lahej, Dhaleh, Abyane et Chabwa).

Des combats samedi entre les rebelles et leurs adversaires à Al-Madaribah, à la frontière entre les provinces de Lahej et de Taëz (sud-ouest), ont fait des victimes de part et d'autre, selon des sources progouvernementales.

Les rebelles ont également repris Damt, la deuxième grande localité de la province Dhaleh, après l'avoir encerclée pendant des heures et s'être heurtés aux forces loyalistes, selon des sources militaires.

Ces affrontements ont fait 16 morts et de nombreux blessés, ont ajouté ces sources. Les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie saoudite, ont été "contraintes de se retirer de la ville", a indiqué une source.

Le conflit au Yémen a connu une grave escalade en mars lorsque l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition dans le but de freiner l'avancée des rebelles qui s'étaient rendus maîtres de la capitale Sanaa et d'une bonne partie du pays fin 2014.

L'Arabie saoudite et ses alliés sunnites affirment que l'Iran chiite cherche à "rééditer au Yémen l'expérience du Hezbollah libanais". Les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), estiment avoir été marginalisés par le pouvoir du président Hadi.

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